Alan Kyerematen préconise le recours aux capitaux privés pour financer l'autoroute Accra-Kumasi

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Alan Kyerematen préconise le recours aux capitaux privés pour financer l'autoroute Accra-Kumasi

Face au projet d'autoroute Accra-Kumasi, évalué à 4 milliards de dollars, l'ancien ministre du Commerce et de l'Industrie, Alan Kyerematen, appelle à un changement de paradigme dans le financement des infrastructures ghanéennes. Il soutient que l'État devrait privilégier l'investissement privé pour les projets commercialement viables, afin de libérer des ressources publiques pour d'autres besoins essentiels à travers le pays.

Un modèle économique fondé sur le péage

Lors d'une conférence à Accra, M. Kyerematen a souligné l'incohérence, selon lui, de mobiliser des fonds publics pour une infrastructure capable de s'autofinancer. Son argument repose sur la structure même de l'autoroute : une fois construite, la route peut générer des revenus via les péages, permettant aux investisseurs de recouvrer leurs mises sur une période définie. Pour l'ancien ministre, cette approche permettrait de mettre fin à une dépendance historique aux ressources de l'État pour chaque projet d'envergure.

La stratégie actuelle du gouvernement

Le gouvernement ghanéen a déjà entamé les préparatifs pour cette autoroute de 175,6 kilomètres. Le président John Dramani Mahama a annoncé la sécurisation de 2 milliards de dollars, issus des contribuables, sans recours à l'emprunt. De son côté, le ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson, a précisé qu'une enveloppe de 1,7 milliard de dollars est déjà disponible, avec un objectif de financement total d'ici fin 2026. Pour gérer ce projet, l'État a créé une société dédiée, Accra-Kumasi Expressway Limited, qui prévoit une récupération de l'investissement public sur 50 ans grâce à l'exploitation commerciale de l'axe.

Vers une transformation de la gestion publique

Au-delà du cas spécifique de l'autoroute Accra-Kumasi, Alan Kyerematen plaide pour une réforme structurelle de l'économie ghanéenne. Il suggère que le rôle de l'État devrait se limiter à définir un cadre réglementaire et politique favorable, laissant au secteur privé la charge de construire et d'opérer les infrastructures rentables. Cette stratégie, si elle était adoptée, permettrait de réallouer les fonds publics vers des projets sociaux ou des infrastructures locales moins attractives pour les investisseurs privés, mais cruciales pour le développement national.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.