La gestion des infrastructures routières dans la ville d'Eket, située dans l'État d'Akwa Ibom au Nigeria, fait l'objet de critiques internes au sein même de la sphère politique locale. Assam Assam, figure influente et ancien directeur de campagne du gouverneur Umo Eno, a publiquement contesté l'état réel du réseau urbain, soulignant un décalage entre les projets annoncés et les besoins prioritaires des populations.
Une divergence sur l'état des infrastructures urbaines
Alors que l'administration du gouverneur Umo Eno met en avant la livraison de plusieurs kilomètres de routes dans la zone de gouvernement local d'Eket, Assam Assam pointe une absence criante d'aménagements au cœur même de la ville. Il cite notamment des axes stratégiques, comme celui reliant le pont d'Atabong à la zone de Marina, qui restent, selon lui, dans un état nécessitant une intervention urgente. Cette prise de position, venant d'un allié politique, met en lumière une tension entre la communication officielle sur les projets réalisés et le vécu quotidien des usagers dans le centre urbain.
Le poids des allocations budgétaires face à la réalité
L'examen du budget 2026 révèle des provisions financières importantes, atteignant 3,85 milliards de nairas, dédiées à divers projets routiers à Eket. Toutefois, la simple inscription budgétaire ne garantit ni le démarrage effectif des travaux ni leur achèvement. Des cas spécifiques, comme celui de la route d'Idua, illustrent la complexité de la gestion des projets publics : bien qu'inaugurée en mai 2024, cette voie continue de faire l'objet d'allocations budgétaires dans les exercices 2025 et 2026. Si ces fonds peuvent correspondre à des paiements de reliquats ou à des travaux complémentaires, l'absence de détails publics sur les procédures de passation de marchés empêche une évaluation transparente de ces dépenses.
Appel à la responsabilité et à la collaboration
Malgré ses critiques, Assam Assam a plaidé pour un soutien continu à l'administration en place, rappelant que la charge de la gouvernance est lourde. De son côté, l'exécutif, par la voix de ses conseillers en communication, insiste sur l'importance d'une collaboration accrue entre les autorités et les médias locaux. L'objectif affiché est de favoriser une meilleure compréhension des besoins des citoyens et d'assurer une plus grande redevabilité des élus. Pour les observateurs, la question centrale demeure la capacité de l'État à transformer ces lignes budgétaires en infrastructures durables, tout en garantissant une transparence totale sur l'utilisation des deniers publics.