Alhaji Akeem Lawal, fils de l'ancien gouverneur de l'État de Kwara et figure de proue du Parti social-démocrate (SDP) lors du dernier scrutin, a officiellement annoncé le ralliement de sa structure politique au All Progressives Congress (APC). Ce mouvement stratégique vise à renforcer le socle électoral du gouverneur AbdulRahman AbdulRazaq en vue des échéances électorales de 2027.
Une consolidation autour du leadership local
Lors d'une déclaration publique à Ilorin, Akeem Lawal a affirmé que l'héritage politique légué par son défunt père est désormais pleinement investi dans le soutien à l'administration actuelle. Pour Lawal, la hiérarchie du parti est claire : si le président Bola Ahmed Tinubu incarne l'autorité nationale de l'APC, le gouverneur AbdulRazaq demeure l'unique leader incontesté au niveau de l'État. Il a ainsi mis en garde ses partisans contre toute velléité de retour vers l'opposition, qualifiant le maintien au sein de la formation au pouvoir de choix dicté par l'intérêt collectif.
Critique des ambitions individuelles
Le ralliement de Lawal s'accompagne d'une critique acerbe à l'encontre des cadres du parti, dont le sénateur Salihu Mustapha, ayant choisi de quitter l'APC suite à des désaccords internes. Selon lui, ces départs sont motivés par des ambitions personnelles plutôt que par une vision politique cohérente. Il a exhorté les membres mécontents à faire preuve de patience, rappelant que le gouverneur AbdulRazaq a lui-même dû persévérer à travers trois campagnes électorales avant d'accéder au pouvoir, illustrant ainsi la nécessité de respecter les processus internes du parti.
Perspectives électorales pour 2027
De son côté, la direction de l'APC dans le Kwara, représentée par son président Prince Sunday Fagbemi, a accueilli ce renfort avec optimisme. Malgré les tensions post-primaires qui ont pu fragiliser la cohésion du parti, les responsables locaux affichent leur confiance quant à une victoire en 2027. La stratégie affichée consiste désormais à privilégier la réconciliation : les membres restés fidèles sont encouragés à engager le dialogue avec les dissidents pour favoriser leur retour, dans une logique de rassemblement au sein d'une même « maison » politique.