Le constructeur aéronautique européen Airbus a officiellement repris les livraisons de son modèle gros porteur A330 après plusieurs mois de suspension. Cette interruption, débutée après le mois de mai, faisait suite à la découverte d'un outil oublié dans un appareil, incident ayant nécessité une inspection rigoureuse de la chaîne de production.
Un incident de production sans risque sécuritaire
L'origine du blocage réside dans un problème de qualité identifié sur le plan horizontal, situé au niveau de la queue d'un appareil. Selon les informations communiquées par l'avionneur, un outil a été retrouvé à l'intérieur d'un avion déjà livré. Bien que cet incident n'ait jamais compromis la sûreté des vols, il a déclenché une procédure de vérification systématique sur l'ensemble des A330 en cours d'assemblage. Airbus a profité de cette période pour réévaluer ses protocoles internes afin de prévenir la récurrence de tels oublis.
Un impact limité sur les cadences globales
Si l'absence de livraisons d'A330 depuis fin mai a marqué les esprits, l'impact sur la performance globale du groupe reste mesuré. Ce modèle représente moins de 5 % des livraisons totales d'Airbus, dont la majorité de l'activité repose sur la famille des monocouloirs A320. En juillet, le constructeur a maintenu un rythme de 67 livraisons, égalant ses performances de l'année précédente, avec un total de 418 appareils livrés sur les sept premiers mois de 2025.
Le défi des objectifs annuels
Pour atteindre son objectif ambitieux de 870 livraisons sur l'année, Airbus doit désormais intensifier sa production au second semestre. Cette montée en cadence s'appuie notamment sur l'inauguration récente d'une seconde chaîne d'assemblage dédiée à l'A320 à Blagnac, près de Toulouse. Avec dix lignes d'assemblage réparties entre la France, l'Allemagne, la Chine et les États-Unis, l'avionneur cherche à dépasser son record historique de 863 appareils livrés en 2019, malgré les aléas logistiques ponctuels rencontrés sur ses programmes de gros porteurs.