Agadir Ida-Outanane : les enjeux d'un scrutin législatif sous haute tension pour 2026

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 103 lectures
Agadir Ida-Outanane : les enjeux d'un scrutin législatif sous haute tension pour 2026

La circonscription d'Agadir Ida-Outanane, véritable laboratoire politique du Maroc, s'apprête à vivre une nouvelle échéance électorale décisive en 2026. Après le bouleversement majeur de 2021 qui a mis fin à l'hégémonie du Parti de la justice et du développement (PJD), les forces politiques en présence cherchent désormais à consolider leurs acquis ou à reconquérir un terrain perdu.

La fin de l'hégémonie du PJD

Le scrutin de 2021 a marqué une rupture brutale avec la configuration de 2016. Alors que le PJD dominait largement la scène locale avec deux sièges et près de la moitié des suffrages exprimés il y a huit ans, il a subi une chute spectaculaire, perdant environ 85 % de son électorat. Cette dégringolade a permis une redistribution des quatre sièges disponibles entre le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti Authenticité et Modernité (PAM), le Parti de l'Istiqlal et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Une compétition marquée par des écarts infimes

La physionomie actuelle de la représentation parlementaire à Agadir illustre une extrême volatilité des rapports de force. Lors du dernier scrutin, le PPS a décroché le quatrième siège avec une avance de seulement douze voix sur l'Union socialiste des forces populaires (USFP). Cette proximité des scores souligne la fragilité des positions acquises et l'incertitude qui plane sur les résultats futurs, où chaque voix pèsera lourd dans la balance électorale.

Les stratégies des partis pour 2026

À l'approche de 2026, les formations politiques affinent leurs stratégies. Le RNI, grand vainqueur de 2021 avec plus de 50 000 voix, a choisi de renouveler sa tête de liste en investissant Zina Idhali, succédant ainsi à Karim Achengli. De leur côté, le PAM, l'Istiqlal, le PJD et le PPS ont fait le choix de la continuité en reconduisant leurs chefs de file respectifs, dont Hamid Ouahbi et Jamal Diouani. L'USFP et l'Alliance de la gauche comptent également peser sur ce scrutin, portant à sept le nombre de prétendants principaux.

Un laboratoire de la recomposition partisane

Agadir Ida-Outanane demeure l'une des circonscriptions les plus scrutées du royaume. Si le RNI a réussi à multiplier son capital électoral par six en cinq ans, la stabilité relative du PAM et la progression des autres formations démontrent que le paysage politique local est en pleine mutation. Le scrutin de 2026 sera le juge de paix pour confirmer ces nouveaux équilibres ou, à l'inverse, provoquer une nouvelle reconfiguration totale de la carte électorale dans la capitale du Souss.

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