Une conférence de haut niveau à Cotonou a réuni la société civile africaine autour de l’Initiative atlantique royale, un projet stratégique visant à renforcer les liens entre États côtiers et pays enclavés, tout en intégrant les défis climatiques et sécuritaires.
Une vision intégrée pour l’Afrique atlantique
Les 23 États africains bordant l’océan Atlantique, qui concentrent 46 % de la population et 55 % du PIB continental, jouent un rôle clé dans l’économie africaine. Leurs infrastructures portuaires, véritables poumons commerciaux, relient les pays de l’intérieur aux marchés internationaux. Lors d’une rencontre à Cotonou, des acteurs de la société civile ont examiné comment l’Initiative atlantique royale, portée par le Maroc, pourrait renforcer cette dynamique en combinant développement économique, résilience climatique et stabilité territoriale.
Le thème central, « Développement des pays côtiers et désenclavement du continent : une lecture par le nexus développement-climat-sécurité », a servi de fil conducteur à des échanges sur l’interdépendance entre États riverains et pays intérieurs. Les participants ont souligné l’importance de la jeunesse, de la sécurité alimentaire et de la coopération régionale pour concrétiser cette vision.
Coopération et synergies au cœur des débats
Plusieurs intervenants ont mis en avant les opportunités offertes par l’Initiative royale, notamment pour les pays du Sahel en quête d’un accès à l’océan Atlantique. L’accent a été mis sur les synergies agricoles et économiques entre zones côtières et intérieures, permettant de sécuriser les approvisionnements, faciliter l’accès aux intrants et élargir les débouchés pour les producteurs. La nécessité d’une planification transversale, intégrant données climatiques, vulnérabilités et capacités productives, a également été soulignée pour anticiper les risques et optimiser l’action publique.
Sur le plan environnemental, les défis partagés par les pays atlantiques – érosion côtière, pression foncière, gestion de l’eau – ont été identifiés comme des axes prioritaires de coopération. Une mutualisation des solutions entre sociétés civiles a été proposée pour renforcer la résilience écologique et économique de la région.
Enfin, la signature d’un mémorandum d’entente entre trois organisations – le think tank organisateur, une ONG béninoise et une coalition panafricaine – officialise une collaboration axée sur des notes d’orientation, des ateliers et des programmes d’apprentissage. Ce cadre formel vise à concrétiser les ambitions de l’Initiative atlantique royale, en ciblant notamment la connectivité, l’économie bleue, la sécurité maritime et la transition énergétique.