À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption 2026, célébrée sous le thème de l’Union africaine (UA) « Renforcer la promotion de l’intégrité et les actions anti-corruption en Afrique », des groupes de la société civile ont appelé, samedi, les dirigeants africains à combler le fossé dans l’application des lois anti-corruption. Ils ont également plaidé en faveur du soutien à une juridiction internationale spécialisée dans la lutte contre la corruption.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte où la corruption reste un défi majeur pour le développement du continent, malgré l’existence de cadres juridiques et d’institutions dédiées. Les acteurs de la société civile soulignent que les avancées législatives ne suffisent pas sans une application rigoureuse des textes et une coopération renforcée entre les États. L’appel vise à renforcer les mécanismes de prévention et de répression, tout en encourageant une approche plus coordonnée à l’échelle continentale.
L’Union africaine, à travers son thème annuel, met en avant l’importance de l’intégrité et de la transparence comme piliers du développement durable. Cette initiative s’ajoute à d’autres efforts déployés par l’organisation pour harmoniser les politiques anti-corruption et renforcer les capacités des institutions nationales. Les groupes engagés dans cette cause rappellent que la lutte contre la corruption ne peut être efficace sans un engagement politique fort et des ressources adaptées.
Les discussions autour d’une juridiction internationale spécialisée dans la lutte contre la corruption s’inscrivent dans une dynamique plus large de renforcement de la gouvernance en Afrique. Plusieurs pays du continent ont déjà ratifié des conventions internationales, mais leur mise en œuvre reste inégale. Les défenseurs de cette idée estiment qu’une telle institution pourrait compléter les efforts nationaux en offrant un cadre juridique plus contraignant et une meilleure coordination entre les États.
Cette mobilisation intervient alors que des rapports récents soulignent l’impact négatif de la corruption sur les économies africaines, notamment en termes de détournement de fonds publics et d’entrave à l’investissement. Les groupes anti-corruption insistent sur la nécessité d’agir rapidement pour inverser cette tendance et restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.