Des militants du mouvement March and March ont attaqué, ce mercredi, un groupe d'étrangers installé depuis trois mois devant le centre de réfugiés de Durban, rappelant la recrudescence des tensions xenophobes en Afrique du Sud.
Le mouvement March and March et ses revendications
March and March, collectif anti‑immigration actif depuis plusieurs années, organise des manifestations hebdomadaires à travers le pays. Son slogan principal réclame le départ des immigrés illégaux, qu’il considère comme une menace pour l’emploi et la sécurité des Sud‑Africains. Ces rassemblements, souvent ponctués de slogans virulents, se sont traduits récemment par des confrontations directes avec des communautés étrangères.
L'attaque du centre de réfugiés de Durban
Dans le quartier de Durban, un groupe d’étrangers installé depuis trois mois devant le centre de réfugiés a été la cible d’une violente incursion de militants de March and March. Selon les témoignages recueillis, les assaillants ont utilisé des projectiles et des coups de pied, forçant les résidents à se disperser. Aucun chiffre officiel sur les blessés n’a été publié, mais les témoins décrivent une scène de chaos où la police a tardé à intervenir.
Réactions et enjeux pour les autorités sud‑africaines
Les responsables locaux ont condamné l’incident, soulignant la nécessité de garantir la sécurité des réfugiés et de maintenir l’ordre public. Cette attaque intervient dans un contexte où le gouvernement sud‑africain fait face à des pressions croissantes pour renforcer les politiques d’immigration tout en respectant les engagements internationaux en matière de droits humains. La gestion de ces affrontements représente un défi majeur pour les autorités, qui doivent concilier sécurité intérieure et protection des personnes vulnérables.
Impacts sur les réfugiés et perspectives d’avenir
Pour les personnes hébergées devant le centre, l’agression renforce le sentiment d’insécurité et de marginalisation. Les organisations de la société civile appellent à une meilleure prise en charge, incluant un soutien psychologique et des mesures de protection renforcées. Si les tensions restent non résolues, le risque de nouvelles violences pourrait s’intensifier, affectant la cohésion sociale dans les zones où les flux migratoires sont les plus visibles.