Affaire GH¢55M : le procureur général dément les allégations de Miracles Aboagye

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
Affaire GH¢55M : le procureur général dément les allégations de Miracles Aboagye

Un haut responsable judiciaire ghanéen rejette les déclarations d’un cadre politique accusé dans une affaire de détournement présumé de 55 millions de cedis. L’institution en charge de l’enquête maintient que l’intéressé a bien été interrogé sur ce montant, malgré ses dénégations.

Un différend sur les montants et les procédures

L’affaire oppose Dennis Miracles Aboagye, directeur de campagne d’un candidat à la présidentielle de 2028, à l’Office de lutte contre la criminalité économique et organisée (EOCO). Après sa libération sous caution le 14 juillet, Aboagye a affirmé n’avoir jamais été interrogé sur un détournement de GH¢55 millions, évoquant des montants bien inférieurs (GH¢9 millions, GH¢5000 et GH¢5,2 millions) liés à des transactions et des marchés publics. Il a imputé la diffusion de son arrestation à une stratégie de l’EOCO, sans préciser ses motivations.

Le procureur général adjoint, Dr Justice Srem-Sai, a balayé ces déclarations lors d’une intervention télévisée. Selon lui, Aboagye est parfaitement conscient des raisons de son arrestation et des questions qui lui ont été posées. Il a souligné que les montants évoqués par le suspect ne correspondent pas à la réalité des investigations, rappelant que les autorités judiciaires ne sont pas tenues de répondre publiquement aux allégations des personnes mises en cause.

Silence institutionnel et enjeux de transparence

Le procureur général adjoint a insisté sur le fait que les agences chargées des enquêtes, comme l’EOCO, ne doivent pas s’engager dans des débats publics pour éviter de compromettre les procédures. Il a rappelé que les preuves recueillies doivent être présentées devant un tribunal, et non discutées dans les médias. Selon lui, la pertinence des montants interrogés (55 millions ou 5 millions) est secondaire : l’essentiel réside dans les éléments de preuve qui seront retenus pour d’éventuelles poursuites.

Cette affaire illustre les tensions récurrentes entre les institutions judiciaires et les personnalités politiques ou économiques impliquées dans des affaires de corruption. Elle pose également la question de la communication des enquêtes en cours, alors que le public est souvent prompt à interpréter le silence des autorités comme une validation des versions des suspects. Le procureur a appelé à une lecture critique des déclarations des personnes libérées sous caution, dont les propos peuvent être biaisés par leur situation juridique.

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