Diodio Glow Skin, influenceuse reconnue, et la tiktokeuse Rox la Chancelière ont vu leur dossier transmis à un juge d’instruction après que le parquet de Pikine‑Guédiawaye a élargi les accusations, incluant désormais le blanchiment de capitaux.
Une décision du procureur Saliou Dicko
Ce matin, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine‑Guédiawaye, Saliou Dicko, a requis l’ouverture d’une information judiciaire. Le dossier, initialement centré sur des faits d’association de malfaiteurs, de discours contraires aux bonnes mœurs et de complicité d’injures, a été confié au deuxième cabinet d’instruction du même tribunal.
Des qualifications élargies : du simple délit à l’accusation de blanchiment
En plus des chefs d’accusation déjà retenus, le parquet a ajouté les délits d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. Cette évolution signifie que le juge d’instruction devra examiner les flux financiers présumés liés aux activités des deux femmes, afin de déterminer si les fonds proviennent d’activités illicites ou s’ils ont été dissimulés dans le cadre d’une opération de blanchiment.
Le rôle du juge d’instruction dans la procédure
Le juge d’instruction, à qui le dossier a été transmis, conduira les auditions des mises en cause, évaluera les pièces réunies par les enquêteurs et décidera des suites à donner. Selon la loi sénégalaise, il pourra ordonner une détention provisoire, placer les prévenues sous contrôle judiciaire ou les libérer sous caution, en fonction de la gravité des faits et du risque de fuite.
Enjeux pour le secteur des influenceurs et la société sénégalaise
Cette affaire met en lumière les risques liés à la monétisation des réseaux sociaux. Si les accusations de blanchiment sont confirmées, elles pourraient déclencher un examen plus large des pratiques financières des influenceurs, incitant les autorités à renforcer la régulation et la transparence des revenus générés en ligne. Le débat pourrait également toucher la perception du public quant à la responsabilité des personnalités du web dans le respect des normes légales et morales.
Perspectives et suivi judiciaire
À ce stade, les accusations restent des allégations et ne constituent pas une condamnation. Le déroulement de l’instruction déterminera si des mesures de détention seront prises ou si les prévenues seront remises en liberté en attendant le jugement. Le suivi de cette procédure sera scruté tant par les acteurs du secteur numérique que par les observateurs du système judiciaire sénégalais, qui attendent des réponses claires sur la manière dont les infractions financières sont traitées dans le pays.