Un sergent-chef des Eaux et Forêts en poste à Richard-Toll a été arrêté puis déféré au parquet de Saint-Louis dans le cadre d’une affaire impliquant une adolescente de 16 ans. La mère de la jeune fille a déposé plainte contre l’agent, l’accusant d’avoir entretenu des rapports sexuels répétés avec sa fille, qualifiant ces actes de viols répétitifs, de pédophilie et de détournement de mineure.
Selon les éléments rapportés, la plainte a été déposée par une ménagère de 50 ans, domiciliée à Khouma Santhie. La mère accuse directement le sergent-chef, en service à la Brigade des Eaux et Forêts de Richard-Toll, d’avoir abusé de sa fille à plusieurs reprises. L’adolescente, entendue par les enquêteurs en présence de sa mère, a confirmé l’existence d’une relation avec l’agent, qu’elle présente comme son « copain ». Elle a déclaré avoir eu cinq rapports sexuels avec lui dans son appartement, tout en précisant qu’elle n’avait jamais été forcée.
Le mis en cause, interrogé à son tour, n’a pas contesté l’existence de cette relation. Il a reconnu avoir été le « copain » de la jeune fille et lui avoir offert de l’argent ainsi qu’un téléphone portable. Il a également admis fréquenter la maison des parents de l’adolescente. Cependant, il nie catégoriquement avoir eu des rapports sexuels avec elle, bien qu’il évoque des « moments d’intimité » entre eux.
Les versions des deux parties divergent donc sur un point central du dossier. L’enquête, ouverte par les services de police de Richard-Toll, a permis de recueillir ces déclarations contradictoires avant la transmission du dossier aux autorités judiciaires. Le sergent-chef a été arrêté puis déféré au parquet de Saint-Louis, où il est poursuivi pour les chefs d’accusation mentionnés dans la plainte.
L’affaire doit désormais suivre son cours devant la justice, qui devra apprécier les éléments recueillis lors de l’enquête et trancher entre les versions des protagonistes. Cette procédure judiciaire s’inscrit dans un contexte où les questions de protection des mineurs et de lutte contre les abus de pouvoir au sein des institutions publiques restent un enjeu majeur au Sénégal.