L’arrestation d’une jeune femme dans une affaire de trafic international de cocaïne et d’actes contre nature a suscité une vive réaction de la part de Mame Makhtar Gueye, vice-président du mouvement Jamra. Dans un entretien accordé à un média local, ce dernier a réagi à l’implication de sa fille, F. B. Gueye, tout en refusant de prendre position sur le fond de l’affaire.
Mame Makhtar Gueye a indiqué que sa fille affirmait avoir été « piégée », sans pour autant endosser cette version des faits. Il a renvoyé l’affaire à la justice, tout en exigeant une procédure « exemplaire ». Selon ses déclarations, il ne doit « y avoir ni deux poids ni deux mesures » dans le traitement de ce dossier. Le responsable de Jamra a présenté cette situation comme une épreuve personnelle, tout en affirmant qu’elle ne remettait pas en cause son engagement militant.
Il a décrit sa fille comme une jeune femme attachée à sa famille, suivant des cours d’anglais en vue d’une carrière dans l’événementiel. Mame Makhtar Gueye a précisé n’avoir jamais imaginé qu’elle puisse être impliquée dans une telle affaire. Malgré cette situation, il a souligné que sa détermination restait intacte et a appelé les autorités judiciaires et les forces de sécurité à poursuivre leurs investigations « sans faiblesse ni complaisance ».
Le vice-président de Jamra a conclu en demandant que la loi soit appliquée avec la plus grande rigueur. Il a ajouté que, si les faits étaient établis, « la justice doit être encore plus sévère avec elle qu’avec n’importe qui d’autre ». Cette prise de position reflète une volonté de voir une application stricte de la législation, indépendamment des liens personnels.
Cette affaire met en lumière les tensions entre les obligations familiales et les principes moraux ou juridiques, notamment au sein des mouvements religieux ou militants. Elle soulève également des questions sur la crédibilité des accusations et la présomption d’innocence, des principes fondamentaux dans tout système judiciaire. Les réactions de Mame Makhtar Gueye illustrent la complexité des situations où des personnalités publiques sont confrontées à des affaires impliquant des proches.