Une affaire d’agression sexuelle présumée lors d’une séance de massage à Keur Massar a donné lieu à une audience devant la Chambre criminelle de Guédiawaye. Le parquet a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle contre Édouard Mbaye Guèye, accusé par une jeune femme de 23 ans.
Selon les éléments rapportés, la plaignante avait initialement contacté le prévenu pour une séance de massage thérapeutique. Les échanges préalables entre les deux parties s’étaient déroulés par l’intermédiaire de la plateforme WhatsApp. Le rendez-vous, fixé au 5 février 2023, a ensuite donné lieu à deux versions opposées des faits.
La jeune femme affirme avoir été conduite dans une chambre après avoir été informée que d’autres personnes s’y trouvaient. Une fois sur place, elle aurait découvert qu’elle était seule avec le prévenu. Elle déclare avoir subi des violences et un rapport sexuel forcé malgré son opposition. Elle affirme avoir quitté les lieux en état de panique et s’être réfugiée chez une voisine, avant de se rendre à la gendarmerie de Keur Massar pour porter plainte.
Le témoignage de cette voisine joue un rôle central dans le dossier. Selon les éléments du dossier, elle aurait entendu des cris avant de voir la jeune femme arriver en état de détresse. Elle lui aurait remis un pagne pour lui permettre de se couvrir. Un certificat médical, versé aux débats, attesterait de lésions physiques constatées après les faits.
Édouard Mbaye Guèye conteste fermement les accusations. Il soutient que la relation entre lui et la plaignante avait été consentie et demande son acquittement. La défense s’appuie sur cette divergence fondamentale entre les versions des deux parties.
Le ministère public, en revanche, considère que les déclarations de la plaignante, les constatations médicales et le témoignage de la voisine forment un ensemble de preuves suffisamment solides pour étayer l’accusation. Le parquet a donc requis une peine de dix ans de prison.
Le dossier a été mis en délibéré, et la décision de la Chambre criminelle est attendue pour le 4 août. Cette affaire soulève des questions sur les conditions de sécurité lors des séances de massage et sur la protection des victimes présumées d’agressions sexuelles au Sénégal.