Un procès reporté, des accusations lourdes comme un fardeau

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 32 lectures
Un procès reporté, des accusations lourdes comme un fardeau

L’attente se prolonge pour deux hommes accusés de crimes économiques. Le 29 juin, les portes de la CRIEF devaient s’ouvrir sur un procès historique. Elles restent fermées. Une nouvelle fois.

Pourquoi ce renvoi ? Tout repose sur l’absence d’un avocat clé : celui de l’Agent judiciaire de l’État (AJE), dont la présence s’avère indispensable. Malgré la présence des prévenus – Ahmed Sékou Traoré, ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, et Mohamed Camara, son comptable –, l’audience n’a pas pu débuter. La défense en a profité pour déposer de nouveaux éléments dans le dossier. Une manœuvre stratégique ? Une simple formalité ?

Des chefs d’accusation qui font frémir Les faits reprochés à ces deux hommes sont d’une gravité rare. Détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment… La liste est accablante. Sans oublier les faux en écritures publiques et la complicité, des charges qui pèsent comme une ombre sur leur réputation déjà entachée.

Un dossier qui traîne depuis des mois Cette affaire n’est pas nouvelle. Dès le 22 juin dernier, lors de la première évocation, c’est la défense qui avait demandé un report. Pourquoi tant de temps ? Pour étudier le dossier en profondeur, sans doute. Pour anticiper les arguments de l’accusation. Ou pour gagner du temps ?

Un nouveau rendez-vous fixé : le 29 juillet La CRIEF a tranché : le procès sera bien reporté. Un mois de plus avant que les juges ne s’attellent à trancher. Les observateurs se demandent : la justice guinéenne peut-elle encore faire preuve d’efficacité face à ces dossiers complexes ?

Un symbole d’un système en crise ? Cette affaire dépasse le cadre d’un simple procès. Elle interroge sur l’efficacité de la justice économique en Guinée. Les retards, les renvois à répétition… Faut-il y voir une volonté de protéger certains accusés, ou simplement l’encombrement d’un système en lambeaux ?

La question qui reste en suspens Alors que les accusations sont graves, et les preuves – si elles existent – doivent être examinées avec rigueur, une interrogation persiste : la justice guinéenne parviendra-t-elle à rendre justice, ou ce procès ne sera-t-il qu’un énième report dans une longue série d’affaires jamais résolues ? Le 29 juillet approche. Mais la vérité, elle, semble encore loin.

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