La Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Dakar a tranché ce jeudi 20 août 2026, confirmant le maintien en détention de Marème Leye, dite Nabou Leye. Cette décision marque un nouveau revers pour la défense, qui contestait la régularité de la détention provisoire de la prévenue dans le cadre de l'enquête sur le double homicide du danseur Abdoul Aziz Ba et de Boubacar Gano.
Un refus persistant de la Chambre d'accusation
Incarcérée depuis août 2024, Nabou Leye demeure sous les verrous après le rejet formel de sa demande de libération d'office par les magistrats de la Cour d'appel. Cette requête, déposée le 22 juillet dernier, visait à obtenir la sortie de prison de la suspecte en s'appuyant sur une interprétation stricte des délais légaux encadrant la procédure pénale. La justice a toutefois estimé que les arguments soulevés par ses conseils ne justifiaient pas une remise en liberté immédiate.
L'échec des tentatives de mesures alternatives
Avant cette ultime démarche, la défense avait multiplié les recours pour tenter d'alléger les conditions de détention de leur cliente. Le 22 juin 2026, une demande d'assignation à résidence, assortie d'une proposition de placement sous surveillance électronique, avait été adressée au Doyen des juges d'instruction du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Cette option, qui aurait permis à Nabou Leye de quitter le milieu carcéral tout en restant sous contrôle judiciaire, n'a pas abouti, maintenant la prévenue dans le cadre classique de la détention provisoire.
Le poids des délais de procédure
Au cœur de la stratégie des avocats figurait l'argument du dépassement des délais légaux de détention. En invoquant ces manquements supposés, la défense cherchait à démontrer l'irrégularité de la procédure en cours depuis près de deux ans. En rejetant cette argumentation, la Chambre d'accusation valide, pour l'heure, la poursuite de l'instruction dans ce dossier criminel qui continue de mobiliser l'attention de l'opinion publique sénégalaise.