Affaire ASER : le collectif Sunu 37 milliards conteste le refus de José de coopérer avec la justice sénégalaise

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Affaire ASER : le collectif Sunu 37 milliards conteste le refus de José de coopérer avec la justice sénégalaise

Le dossier relatif aux 37 milliards de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) connaît un nouveau rebondissement. Le collectif « Sunu 37 milliards » a vivement critiqué la décision de José, mis en cause dans cette affaire, de ne plus répondre aux convocations de la justice sénégalaise pour privilégier une procédure engagée à Madrid.

Une défiance jugée inacceptable par la société civile

Pour le collectif, le refus de José de se soumettre aux procédures locales constitue une « défiance manifeste » envers les institutions sénégalaises. Par la voix de son conseil, Me Patrick Kabou, l'intéressé a fait savoir qu'il ne répondrait plus aux sollicitations des autorités judiciaires du pays. Le collectif rejette fermement cette posture, arguant qu'aucun justiciable ne saurait choisir unilatéralement la juridiction devant laquelle il accepte de comparaître, et souligne qu'une procédure ouverte à l'étranger ne peut se substituer aux obligations légales existant au Sénégal.

La question de la cohérence procédurale

Le collectif « Sunu 37 milliards » pointe également une contradiction dans la stratégie de défense adoptée. Il rappelle que José a lui-même sollicité la justice sénégalaise à plusieurs reprises par le passé, notamment dans des plaintes visant Seydou Kane ou le député Thierno Alassane Sall, ainsi que dans des litiges commerciaux. Cette utilisation sélective de l'appareil judiciaire, selon que les décisions servent ou non ses intérêts, est dénoncée comme une manœuvre visant à déplacer le débat vers l'Espagne pour éviter les questions de fond posées à Dakar.

Appel à la fermeté du Pool judiciaire et financier

Face à ce blocage, le collectif exhorte le Pool judiciaire et financier à faire preuve de rigueur pour préserver l'autorité de l'État de droit. Il demande aux autorités compétentes de tirer toutes les conséquences juridiques de ce refus de coopérer. Parmi les mesures évoquées, le collectif suggère d'examiner, dans le respect strict de la loi, la possibilité d'émettre un mandat d'arrêt international. L'objectif affiché par les membres du collectif est d'éviter que cette affaire ne se transforme en une simple « bataille de communication » et d'obtenir, sans traitement de faveur, la manifestation de la vérité sur la gestion des fonds de l'ASER.

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