Le groupe socio-politique pan-yoruba Afenifere a officiellement lancé les préparatifs des obsèques de son leader historique, Pa Reuben Fasoranti, décédé à l'âge de 100 ans. Un comité de 33 personnalités influentes a été désigné pour coordonner cet hommage, tout en insistant sur la nécessité de préserver l'unité de l'organisation durant cette période de deuil.
Un comité de haut rang pour une figure centenaire
Sous la présidence de l'Oba Olu Falae, le Comité exécutif national (NEC) d'Afenifere a mis en place une structure de 33 membres chargée de collaborer avec la famille du défunt et les autorités étatiques. Cette équipe rassemble des figures politiques et sociales majeures, parmi lesquelles l'ancien gouverneur de l'État d'Ondo, Olusegun Mimiko, et l'ancien gouverneur de l'État d'Ogun, Gbenga Daniel, aux côtés de nombreux cadres du mouvement. L'objectif affiché est d'organiser des funérailles à la hauteur de l'engagement de celui qui fut une autorité morale respectée au-delà des cercles politiques.
Le refus de précipiter la succession
Alors que la disparition de Pa Fasoranti laisse un vide à la tête de l'organisation, la direction d'Afenifere a formellement écarté toute discussion concernant sa succession. L'Oba Olu Falae a qualifié de prématuré et contraire aux traditions yoruba tout débat sur le leadership avant que le défunt ne soit porté en terre. La priorité absolue demeure l'organisation des cérémonies, prévues pour le 17 décembre 2026 à Akure, capitale de l'État d'Ondo. Ce positionnement vise à maintenir la cohésion interne et à éviter les divisions au sein d'un groupe qui se veut le garant de l'unité régionale.
Héritage et appel à la continuité
Au-delà de l'aspect logistique, les hommages soulignent l'intégrité et la discipline qui ont marqué le parcours de Reuben Fasoranti, tant dans ses fonctions publiques que dans son rôle de médiateur au sein de la communauté d'Akure. Olori Rachael Falae, s'exprimant au nom de la famille, a exhorté les membres d'Afenifere à honorer cet héritage en privilégiant l'unité et le dialogue. Les obsèques, qui impliqueront la participation de l'Église anglicane, des représentants communautaires et des gouverneurs d'État, seront précédées d'une semaine d'hommages officiels, marquant la fin d'une ère pour l'une des organisations socio-politiques les plus influentes du sud-ouest nigérian.