Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a rappelé aux co‑organisateurs – Kenya, Tanzanie et Ouganda – qu’aucun report ne sera envisagé pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027. Après une visite d’inspection au Kenya, il a souligné les retards constatés, notamment à Nairobi, et a exigé que les stades, hôtels et voies d’accès soient prêts pour les tests prévus en janvier.
Inspection de la CAF : exigences et échéances
Patrice Motsepe, accompagné du président kényan William Ruto, a parcouru les deux sites kényans – le stade Kasarani et le nouveau stade Talanta de 60 000 places – pour vérifier l’avancement des travaux. Il a rappelé que, malgré un délai de neuf mois, les installations devaient être opérationnelles dès janvier afin de permettre des matchs tests. Le président de la CAF a insisté sur le niveau « world‑class » attendu pour les infrastructures sportives, les hébergements et les réseaux routiers, précisant que les standards restent très élevés.
Retards majeurs à Kasarani et aux installations d’entraînement
Le stade Kasarani, qui doit également accueillir les championnats du monde d’athlétisme 2029, montre des progrès limités depuis la dernière inspection de février. Les travaux les plus urgents concernent le revêtement du terrain, encore non posé, ainsi que le câblage pour la diffusion télévisée, les projecteurs et les sky‑boxes. En outre, les exigences de sécurité liées à l’accueil de centaines de VIP et de chefs d’État imposent une révision des plans d’assise, un point que Motsepe a souligné comme critique.
Calendrier serré : tests en janvier et visite finale
Les organisateurs ont été informés que les stades devaient atteindre environ 80 % de leur état d’avancement d’ici août, afin de laisser le temps aux ajustements. Le secrétaire kényan aux sports, Salim Mvurya, a assuré que toutes les installations seraient finalisées d’ici décembre, permettant ainsi les matchs tests prévus en janvier, avant le retour de Motsepe pour une évaluation définitive.
Enjeux économiques et ambition de Nairobi
Pour le Kenya, la réussite de l’AFCON 2027 s’inscrit dans un projet sportif plus large. Le pays a obtenu l’organisation des championnats du monde d’athlétisme 2029, en partie grâce à la visibilité offerte par l’AFCON. Mvurya a rappelé que le sport n’est pas seulement un divertissement, mais un levier de transformation économique, notamment pour le tourisme. La tenue de l’AFCON devrait donc stimuler l’activité locale, créer des emplois et renforcer l’image du Kenya sur la scène internationale.