Un drame survenu à Madina Wandifa, dans la région de Sédhiou, a mis en lumière les carences du système de santé mentale au Sénégal. Une adolescente de 14 ans, atteinte d’un handicap physique et de troubles mentaux, a été tuée à coups de pilon par son beau-père dans la nuit. Selon le texte source, ce dernier aurait agi pour « mettre fin aux souffrances » de son épouse.
L’Association Sénégalaise pour le Suivi et l'Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) a réagi à ce crime, le qualifiant de symptôme d’un déficit criard de prise en charge. Son président, Ansoumana Dione, a souligné que ce cas pose la question de l’absence de politiques nationales dédiées aux familles confrontées à des déficiences mentales, motrices ou à l’autisme.
L’ASSAMM indique que les structures hospitalières régionales manquent de services spécialisés et que les ruptures de médicaments sont fréquentes. Ces lacunes plongent les familles dans un isolement total, aggravant leur détresse. Le texte source révèle également que le chef de l’État a refusé de recevoir l’association, empêchant toute proposition de solutions.
Parallèlement, l’imam et deux femmes ayant participé à la dissimulation du meurtre sont toujours poursuivis dans le cadre de l’enquête en cours. L’ASSAMM lance un cri d’alarme, estimant que ce drame n’est pas isolé et reflète une tragédie silencieuse touchant des milliers de familles sénégalaises.