À l'approche de l'échéance électorale de 2027, Adewole Adebayo, candidat du Parti social-démocrate (SDP), a ouvertement défié le président sortant Bola Tinubu. Il soutient que le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), subira une défaite cuisante en raison du mécontentement populaire face à la situation socio-économique du pays.
La souveraineté des électeurs face à l'appareil politique
Pour Adewole Adebayo, l'idée que le président Tinubu serait invincible est une insulte à la maturité politique des Nigérians. Le candidat du SDP insiste sur le fait que le scrutin sera tranché par les urnes et non par une supériorité structurelle du parti au pouvoir. Il exhorte les citoyens à rejeter les pratiques de clientélisme, telles que la distribution de denrées ou d'argent, pour se concentrer sur les enjeux structurels que sont la lutte contre la pauvreté persistante et l'insécurité généralisée. Selon lui, le refus de ces incitations est la condition sine qua non pour opérer un changement de gouvernance.
Priorités économiques : agriculture et souveraineté alimentaire
Au cœur de son programme, Adebayo place l'agriculture comme levier principal de transformation nationale. Il affirme que le Nigeria possède un potentiel inexploité capable de faire du pays le grenier de l'Afrique en seulement trois ans, à condition d'y injecter des investissements massifs. Cette vision s'inscrit dans une critique plus large de la gestion actuelle, où le manque de soutien au secteur agricole est perçu comme une opportunité manquée pour stabiliser l'économie nationale et assurer la sécurité alimentaire du continent.
Une lecture critique de la gestion des subventions
Le candidat du SDP a également remis en question la gestion actuelle des subventions énergétiques. Il soutient que la notion de subvention est souvent mal comprise et qu'elle ne peut être efficace sans un contrôle rigoureux de la chaîne d'approvisionnement. Pour Adebayo, l'échec des politiques actuelles en la matière découle d'une absence de maîtrise sur les flux, ce qui, selon lui, justifie la nécessité d'une alternative politique claire pour 2027. Ces prises de position marquent une intensification de sa campagne, visant à mobiliser une génération qu'il décrit comme épuisée par les crises successives.