Le gouvernement ghanéen impose à Adamus Resources un plan de redressement en 12 mois pour régler ses dettes et relancer ses opérations minières, après la révocation de trois concessions stratégiques.
Un accord pour éviter la fermeture définitive des mines
Dans le cadre d’un compromis trouvé lors d’une réunion à la présidence, Adamus Resources Limited doit élaborer un plan sur 12 mois pour régler ses dettes envers le fisc, le Fonds d’investissement minier (MIIF), les institutions financières et ses fournisseurs. Ce plan s’inscrit dans une volonté de relancer les activités de la mine, l’une des rares grandes exploitations minières ghanéennes détenues par des nationaux.
Le gouvernement a également exigé la présentation d’une feuille de route détaillée, incluant la mise en place d’une équipe de gestion mixte composée de trois représentants d’Adamus et trois du gouvernement. Cette équipe supervisera le redressement des opérations.
Les raisons de la révocation des concessions
La décision fait suite à la révocation, en août 2026, de trois concessions minières (Akango, Salman et Nkroful) appartenant à Adamus. Ces révocations avaient été justifiées par des manquements répétés à la loi minière de 2006, notamment l’exploitation en dehors des zones autorisées, l’absence de permis environnementaux et forestiers, ainsi que la participation d’étrangers dans les activités minières sur ces sites.
Les investigations avaient également révélé des irrégularités financières, dont des impayés de droits miniers, de redevances et d’impôts. Adamus avait contesté ces décisions, arguant d’un non-respect des procédures légales de révocation, avant de saisir le ministre des Terres et des Ressources naturelles.
Un nouveau départ sous contrôle renforcé
Malgré le rejet initial de la révocation par Adamus, le gouvernement et l’entreprise ont finalement convenu d’un plan de redressement. Ce dernier prévoit non seulement le règlement des dettes, mais aussi l’injection de nouveaux capitaux via l’entrée de partenaires stratégiques dans le capital de la mine.
Les deux parties doivent soumettre ce plan à la présidence dans un délai de deux semaines. Si ce compromis évite une fermeture définitive, il impose à Adamus une discipline stricte sous supervision conjointe, reflétant l’enjeu économique et stratégique de ces concessions pour le Ghana.