Adams Oshiomhole conteste la crédibilité politique de Rotimi Amaechi dans le débat sur l'élection présidentielle de 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Adams Oshiomhole conteste la crédibilité politique de Rotimi Amaechi dans le débat sur l'élection présidentielle de 2027

Le sénateur Adams Oshiomhole a vivement réagi aux récentes déclarations de l'ancien gouverneur de l'État de Rivers, Rotimi Amaechi, concernant les dynamiques électorales pour le scrutin présidentiel de 2027 au Nigeria. En écartant les analyses de son homologue, l'ancien gouverneur de l'État d'Edo a ouvertement remis en question la légitimité et la constance politique de M. Amaechi dans le paysage national.

Désaccord sur les dynamiques électorales de 2027

La controverse a été déclenchée par les propos de Rotimi Amaechi, qui affirmait que le président Bola Tinubu ferait face à une concurrence accrue issue du Sud pour l'élection de 2027, tandis que l'ancien vice-président Atiku Abubakar bénéficierait d'une opposition plus limitée en raison de son ancrage dans le Nord. Adams Oshiomhole a balayé cette lecture, refusant de consacrer du temps à débattre des positions d'un homme qu'il juge peu fiable.

Le passif politique entre Amaechi et Atiku

Pour justifier sa défiance, Adams Oshiomhole a rappelé des épisodes passés impliquant Rotimi Amaechi et Atiku Abubakar lors des primaires de l'African Democratic Congress (ADC). Le sénateur a souligné qu'Amaechi avait, par le passé, accusé Atiku Abubakar d'avoir obtenu sa nomination par un processus frauduleux, allant jusqu'à engager des poursuites judiciaires. Oshiomhole a affirmé que ces tensions s'étaient apaisées par un accord de partage de pouvoir, qualifiant cette alliance de contradictoire au regard des accusations initiales de fraude.

Critique sur l'ascension politique de l'ancien ministre

Au-delà des alliances passées, Adams Oshiomhole a porté un regard critique sur la trajectoire institutionnelle de Rotimi Amaechi. Il a rappelé que l'ancien gouverneur avait accédé à ses fonctions à la tête de l'État de Rivers suite à une décision de la Cour suprême, sans passer par le suffrage direct des électeurs. De même, il a souligné que sa nomination au poste de ministre en 2015 par l'ancien président Muhammadu Buhari ne résultait pas d'une victoire électorale directe, minimisant ainsi sa légitimité à donner des leçons sur le leadership politique.

La question du positionnement ethnique

Enfin, le sénateur a réfuté les accusations d'« ethnicisme » portées par Amaechi à l'encontre d'autres figures politiques. Selon Oshiomhole, l'ancien ministre s'est lui-même présenté comme une exception lors des primaires de l'ADC, une posture qu'il juge incompatible avec les exigences de rassemblement nécessaires pour diriger un pays aussi diversifié que le Nigeria. Pour Oshiomhole, ces contradictions disqualifient Amaechi en tant qu'analyste sérieux des enjeux nationaux.

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