ActionAid Ghana exhorte les autorités à renforcer la protection juridique et éducative des jeunes filles

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
ActionAid Ghana exhorte les autorités à renforcer la protection juridique et éducative des jeunes filles

À l'occasion de la Journée internationale de la fille 2026, ActionAid Ghana a lancé un appel pressant aux décideurs politiques et aux autorités traditionnelles pour éradiquer le mariage des enfants et les violences en milieu scolaire. L'organisation souligne que l'investissement dans les droits des filles doit être perçu comme un impératif de justice sociale plutôt que comme une simple œuvre de charité.

Un changement de paradigme nécessaire

Kwame Afram Denkyira, responsable régional des programmes chez ActionAid, a insisté sur la nécessité de considérer les jeunes filles comme des actrices de changement et des titulaires de droits à part entière. Selon lui, les discours paternalistes qui présentent les filles uniquement comme des victimes à « sauver » occultent leur potentiel de leadership. Cette approche exige une transformation structurelle pour briser les dynamiques patriarcales qui favorisent l'impunité des auteurs de violences et maintiennent les filles dans une position de vulnérabilité.

Les défis structurels de l'éducation et de la sécurité

Le constat dressé par l'organisation met en lumière une convergence de menaces : violences sexuelles en milieu scolaire, mariages forcés, exclusion numérique et impacts accrus du changement climatique. Ces obstacles, exacerbés par les mesures d'austérité, limitent drastiquement les perspectives d'avenir des jeunes Ghanéennes. Ellen White Opoku, coordinatrice municipale pour les droits des filles à Techiman, a rappelé que la lutte contre ces fléaux nécessite une action concertée impliquant les parents, les chefs traditionnels et les forces de l'ordre pour garantir une tolérance zéro face aux abus.

Vers une application rigoureuse des textes

Pour transformer ces engagements en résultats tangibles, ActionAid Ghana préconise plusieurs leviers politiques. L'organisation demande la pleine application de la loi sur l'enfance de 1998 (Children’s Act, Act 560) et l'intégration de budgets sensibles au genre, capables de financer des infrastructures scolaires sécurisées et un accès accru aux soins de santé et aux technologies. L'enjeu est de passer d'une protection théorique à un soutien centré sur les survivantes, tout en favorisant le mentorat et l'éducation de qualité, particulièrement dans les zones rurales où les disparités restent marquées.

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