ActionAid, étudiantes et commerçantes nigérianes protestent contre l’augmentation de la dette publique et les prêts du FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
ActionAid, étudiantes et commerçantes nigérianes protestent contre l’augmentation de la dette publique et les prêts du FMI

Des groupes de la société civile nigériane ont convergé devant le ministère des Finances pour dénoncer l’escalade de la dette publique et appeler à un arrêt des nouveaux prêts du FMI et de la Banque mondiale, estimant que l’endettement croissant pèse de plus en plus sur les ménages.

Une mobilisation de la société civile à Abuja

Le jeudi, des représentants d’ActionAid Nigeria, des femmes du marché, des étudiantes universitaires et d’autres organisations de la société civile se sont rassemblés à l’entrée du ministère fédéral des Finances. Cette manifestation, organisée dans le cadre d’une inquiétude grandissante concernant la politique d’emprunt du gouvernement, a rassemblé plusieurs dizaines de participants qui ont brandi des pancartes et scandé des slogans contre la dette.

Des revendications ciblant le gouvernement et les bailleurs de fonds internationaux

Les manifestants ont demandé au gouvernement fédéral de reconsidérer toute forme d’emprunt supplémentaire. Ils ont également lancé un appel direct à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) pour qu’ils cessent d’accorder de nouveaux crédits au Nigeria, arguant que la poursuite du financement extérieur empêche le pays de « respirer » économiquement. Le message était clair : la dette actuelle crée une charge insoutenable pour les Nigérians.

Implications de la dette croissante pour l’économie et les ménages nigérians

Selon les protestataires, l’accumulation de la dette publique menace la stabilité économique du pays et réduit la capacité du gouvernement à financer les services publics essentiels. Le poids du service de la dette, selon eux, se répercute directement sur le pouvoir d’achat des citoyens, accentuant les pressions économiques déjà ressenties par la population.

Perspectives et alternatives évoquées par les manifestants

Au-delà de la demande d’arrêt des nouveaux prêts, les manifestants ont exhorté les autorités à explorer des solutions alternatives au financement extérieur. Ils ont suggéré de privilégier des mesures internes visant à alléger les pressions économiques, telles que la réforme fiscale, la lutte contre la corruption et la stimulation de la production locale, afin de réduire la dépendance aux financements externes et de restaurer la confiance des citoyens dans la gestion économique du pays.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.