Le décès de Theresa Boakye Dua, 31 ans, survenu le 16 juillet 2026 au Greater Accra Regional Hospital (Ridge Hospital), suscite une vive émotion et des interrogations sur la qualité des soins. Son époux, Daniel Ofori Asante, a publiquement dénoncé des actes de « négligence » et un manque de professionnalisme ayant conduit à la tragédie lors d'une césarienne programmée.
Des allégations de manquements graves
Dans un témoignage poignant publié à la veille des obsèques de son épouse, Daniel Ofori Asante a exprimé sa volonté de faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Bien qu'il n'ait pas encore détaillé les décisions médicales spécifiques incriminées, il évoque des soupçons de manipulation et d'extorsion au sein de l'établissement. La famille, dévastée par la perte d'une jeune femme qui donnait naissance à son premier enfant, a annoncé son intention de poursuivre ses démarches pour obtenir des réponses après les funérailles.
Le défi persistant de la mortalité maternelle au Ghana
Ce drame individuel s'inscrit dans un contexte national préoccupant concernant la santé maternelle. Selon les données du Ghana Health Service, le taux de mortalité maternelle institutionnelle a connu une légère hausse, passant de 109,22 pour 100 000 naissances vivantes en 2023 à 110 en 2024. Parallèlement, la couverture des accouchements assistés par du personnel qualifié a reculé, tombant de 60,6 % à 55 % sur la même période.
Un enjeu de transparence et de responsabilité
À ce jour, le Ridge Hospital et le Ghana Health Service n'ont pas formulé de réponse publique aux accusations portées par M. Asante. Si les allégations de négligence médicale nécessitent, par nature, des enquêtes approfondies et des preuves factuelles pour établir une éventuelle responsabilité, le cas souligne la fragilité du parcours de soins pour les femmes enceintes. L'Organisation mondiale de la santé rappelle régulièrement que la majorité des décès maternels sont évitables grâce à une prise en charge adéquate par des professionnels qualifiés. Pour la famille de la défunte, l'enjeu est désormais d'obtenir une transparence totale afin d'éviter que d'autres familles ne subissent une épreuve similaire.