Une commission multipartite sera constituée dès la semaine prochaine pour définir les modalités d'indemnisation des acteurs économiques et propriétaires impactés par les récentes démolitions à La Pleasure Beach, à Accra. Cette initiative vise à apporter une réponse structurée aux pertes subies lors de cette opération d'aménagement urbain, tout en évaluant les besoins spécifiques des personnes déplacées.
Une gouvernance inclusive pour l'évaluation des préjudices
Le comité chargé de ce dossier réunira des représentants de la Caisse nationale de prévoyance sociale (SSNIT), de la municipalité de La Dadekotopon (LaDMA), des autorités traditionnelles, ainsi que la direction des plages concernées. La députée de la circonscription et vice-ministre du Gouvernement local, de la Chefferie et des Affaires religieuses, Naa Odoley Sowah, supervisera ce processus. Les données relatives aux personnes déplacées ont déjà été collectées, permettant à la commission d'entamer une évaluation précise des situations individuelles pour déterminer si les compensations prendront une forme financière ou une aide à la relocalisation.
Distinction entre les zones d'intervention
Lors d'une audition devant la Commission parlementaire sur le gouvernement local et la décentralisation, la vice-ministre a précisé que le dossier de La Pleasure Beach est traité indépendamment de celui de Laboma. Si les deux sites ont fait l'objet d'opérations de démolition, les enjeux liés à Laboma feront l'objet d'un examen ultérieur distinct. Cette clarification souligne la volonté des autorités de segmenter les responsabilités et les solutions en fonction des spécificités de chaque zone géographique.
Responsabilités locales et gestion des risques
De son côté, la direction de la municipalité de La Dadekotopon a justifié les démolitions à Laboma par des impératifs de lutte contre les inondations et de restauration écologique. Toutefois, la gestion de ces opérations a suscité des interrogations sur la coordination entre les autorités centrales et locales. La présidente de la Commission parlementaire, Queenstar Pokua Sawyerr, a rappelé aux élus locaux leur rôle central dans la surveillance du développement urbain et la protection des voies navigables. Elle a insisté sur la nécessité pour les assemblées municipales de renforcer leurs mécanismes d'application des règles d'urbanisme afin d'éviter que les zones assainies ne soient à nouveau occupées illégalement, tout en garantissant un suivi rigoureux du processus d'indemnisation en cours.