Face à la vulnérabilité croissante de la capitale ghanéenne aux intempéries, le projet GARID (Greater Accra Resilient and Integrated Development) engage des travaux d'envergure sur l'autoroute Dr Busia. Ce chantier, qui débute le 7 septembre, vise à remplacer les infrastructures obsolètes par un système de drainage souterrain capable de mieux absorber les eaux pluviales.
Une infrastructure dimensionnée pour la résilience
Le projet prévoit la construction d'un drain rectangulaire à double cellule, large de 10 mètres et s'étendant sur 1,5 kilomètre. Cette nouvelle structure remplacera deux canalisations de 1,2 mètre de diamètre, largement insuffisantes pour gérer les volumes d'eau observés lors des récentes inondations, notamment celles du 29 juin. L'ouvrage assurera une continuité hydraulique en reliant la section déjà achevée au sein du campus de l'Accra Academy à la jonction de Pamprom.
Gestion du trafic et phasage des travaux
La réalisation de cet ouvrage souterrain impose des contraintes logistiques majeures. Le Dr Kwadwo Ohene Sarfo, coordinateur du projet, a confirmé la mise en place d'un plan de gestion du trafic strict pour limiter les perturbations. La première phase, qui s'étendra jusqu'à fin novembre 2026, nécessite la fermeture de la chaussée ouest de l'autoroute Dr Busia au niveau de la jonction de Pamprom.
Itinéraires alternatifs pour les usagers
Les automobilistes en provenance de zones névralgiques comme le rond-point Kwame Nkrumah ou Obetsebi-Lamptey devront emprunter des voies de délestage. Les autorités ont désigné plusieurs axes alternatifs, notamment la route du cimetière d'Awudome et le corridor Okponglo–Mataheko. Les usagers et les opérateurs de transport sont invités à anticiper leurs déplacements pour pallier les ralentissements attendus durant cette période de travaux.
Un financement tourné vers la prévention
Le projet GARID, soutenu par la Banque mondiale et piloté par le gouvernement ghanéen, s'inscrit dans une stratégie plus large de réduction des risques climatiques. Au-delà de la gestion des eaux, l'initiative cible l'amélioration de la gestion des déchets solides et la modernisation des infrastructures de base dans les zones à faible revenu du bassin de la rivière Odaw, identifiées comme les plus exposées aux catastrophes naturelles.