Le 2 septembre, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a publiquement remercié le président américain Donald Trump pour un accord pétrolier qui, selon les termes annoncés, placerait les États‑Unis aux commandes de plus de 65 milliards de barils de réserves vénézuéliennes. L’opération, présentée comme un levier de production et de bien‑être pour le peuple, soulève toutefois des interrogations quant à la nature de la relation entre les deux pays.
Remerciements officiels de Delcy Rodríguez
Lors d’une allocution depuis Caracas, la dirigeante intérimaire a exprimé sa gratitude envers le président Trump, qualifiant l’accord de « bien‑être du peuple vénézuélien ». Elle a souligné que l’augmentation de la production pétrolière était directement liée à l’amélioration des conditions de vie, un message destiné à rassurer la population face à la crise économique persistante.
Contenu de l’accord : contrôle majoritaire de 65 milliards de barils
L’entente, annoncée par Trump la veille, prévoit que les entreprises américaines obtiennent une participation majoritaire dans l’exploitation de plus de 65 milliards de barils de réserves situées dans le bassin caribéen du Venezuela. Cette prise de contrôle représente une part substantielle du potentiel pétrolier du pays, historiquement l’un des plus riches du continent. Le texte de l’accord n’a pas été rendu public, mais les déclarations officielles laissent entendre que les États‑Unis viseront à relancer la production en injectant capitaux et technologies.
Analyse des enjeux : coercition ou opportunité stratégique ?
Le commentateur Vicente Ulive Schnell a rapidement qualifié l’accord de « coercition de Trump », rappelant le contexte de sanctions économiques et de pressions diplomatiques exercées par Washington depuis plusieurs années. Selon lui, la promesse de « bien‑être » pourrait masquer une stratégie visant à sécuriser l’accès aux ressources énergétiques du Venezuela tout en renforçant l’influence américaine dans la région. Pour le gouvernement vénézuélien, accepter cet arrangement peut être perçu comme une nécessité pragmatique pour relancer une industrie pétrolière en déclin, mais il expose également le pays à une dépendance accrue vis‑à‑vis d’un partenaire géopolitique puissant.