Le psychologue Parfait Djegoussou, invité sur la Matinale de Tchadinfos, estime que l’interdiction pure et simple des réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, comme pratiquée en France et en Australie, ne résout pas les risques liés à leur usage. Il propose plutôt un accompagnement éducatif pour encadrer les jeunes utilisateurs et limiter les effets néfastes sur leur développement mental.
Les faits essentiels
Lors de l’émission, Djegoussou a rappelé que plusieurs pays, dont la France et l’Australie, ont instauré des interdictions d’accès aux plateformes sociales pour les mineurs de moins de quinze ans. Selon le psychologue, un accès libre avant l’âge de quatorze ans serait « dangereux pour l’évolution mentale ». Toutefois, il souligne que les réseaux sociaux ne sont pas intrinsèquement mauvais : ils peuvent devenir un outil utile lorsqu’ils sont encadrés et intégrés à une démarche pédagogique.
Pourquoi c'est important
Le débat autour de l’accès des enfants aux réseaux sociaux touche à la fois la santé mentale et la formation de compétences numériques essentielles. En soulignant le danger d’une exposition précoce, Djegoussou met en lumière les risques de dépendance, de cyberharcèlement et d’impact sur l’estime de soi. En même temps, il rappelle que ces plateformes offrent des possibilités d’apprentissage, de communication et d’expression créative lorsqu’elles sont utilisées sous supervision. Ainsi, la question ne se résume pas à un choix binaire entre interdiction et liberté, mais à la capacité des parents, éducateurs et institutions à offrir un cadre sécurisant.
Ce qu'il faut surveiller
Les prochains pas consisteront à observer les réponses des autorités tchadiennes face à ces recommandations : seront‑elles orientées vers une législation stricte ou vers la mise en place de programmes d’accompagnement ? Il faudra également suivre l’évolution des pratiques parentales et scolaires, notamment la disponibilité de ressources pédagogiques pour guider les jeunes usagers. Enfin, l’impact réel d’une éventuelle interdiction, comparé à un accompagnement structuré, devra être évalué afin d’ajuster les politiques publiques en fonction des résultats observés.