Abus sexuels à Obuasi : un appel à sanctionner la passivité des autorités éducatives ghanéennes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Abus sexuels à Obuasi : un appel à sanctionner la passivité des autorités éducatives ghanéennes

La révélation d'abus sexuels au sein du lycée technique d'Obuasi (Obuasi SHTS) a déclenché une onde de choc au Ghana, mettant en lumière une défaillance systémique dans la protection des élèves. Esther Amarh, fondatrice de l'organisation Moving Masculinity, exige désormais que les sanctions ne se limitent pas au directeur suspendu, Zakaria Abdulai, mais visent également les autorités municipales et éducatives ayant ignoré les signalements préalables.

La responsabilité des autorités locales en question

Une enquête journalistique a révélé que plusieurs responsables influents et cadres de l'éducation avaient été informés des agissements du directeur plusieurs mois avant que des mesures administratives ne soient prises. Pour Esther Amarh, cette inaction constitue une faute professionnelle grave. Elle appelle à la réalisation d'un audit indépendant pour identifier précisément les institutions et les agents qui ont failli à leur devoir de protection envers les élèves, afin que ces derniers répondent de leur silence.

Des mesures dissuasives pour briser l'impunité

L'organisation Moving Masculinity plaide pour des sanctions concrètes et proportionnelles à la gravité des manquements constatés. Selon Mme Amarh, les responsables identifiés devraient subir des conséquences directes sur leur carrière, notamment en termes de rémunération et d'avancement. L'objectif est de dépasser les simples appels à la morale, jugés inefficaces, pour instaurer un mécanisme de reddition de comptes capable de dissuader toute négligence future dans la gestion des signalements d'abus au sein des établissements scolaires.

Vers une réforme de la protection de l'enfance

Au-delà du cas spécifique d'Obuasi, cette affaire est perçue comme le symptôme d'un problème structurel récurrent au Ghana. Esther Amarh souligne que les autorités ne réagissent souvent qu'une fois le scandale devenu public, ignorant les alertes initiales des victimes. Elle exhorte les pouvoirs publics à traiter les violences sexuelles en milieu scolaire non plus comme des incidents isolés, mais comme une véritable crise de santé publique. La répétition de ces scénarios, où le silence des institutions conduit à l'interruption du parcours scolaire des victimes, nécessite une refonte urgente des systèmes de protection des mineurs dans le pays.

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