Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a manqué la réunion de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire prévue pour examiner le projet de loi de finances initiale 2027. Son absence, justifiée par un désaccord sur le respect du délai de convocation, a conduit les députés à reporter la séance à samedi, dans un contexte de tensions accrues entre le gouvernement et la majorité parlementaire.
Convocation jugée irrégulière par le ministère
La commission des Finances, chargée d’analyser le texte budgétaire, avait convoqué le ministre et son équipe pour une discussion technique sur le LFI 2027. Selon les représentants de Cheikh Diba, le délai légal de 48 heures entre la convocation et la réunion n’a pas été respecté. Considérant la convocation comme non conforme aux règles parlementaires, le ministre a estimé ne pas pouvoir y répondre, entraînant ainsi son absence à l’audience prévue.
Report de la séance et réactions des parlementaires
Les députés, déjà mobilisés pour cette étape cruciale du processus budgétaire, ont attendu en vain la venue du ministre. Le président de la commission des Finances a finalement annoncé le report de la séance, fixant une nouvelle date au samedi suivant. Cette interruption a été perçue comme embarrassante pour les parlementaires, qui ont dû réorganiser leurs agendas et préparer de nouveaux arguments en vue de la reprise du débat.
Enjeux politiques et fiscaux du différend
Le report intervient alors que le climat politique est déjà tendu. Le rejet de la loi de finances rectificative 2026 (LFR) a exacerbé les frictions entre le gouvernement et la majorité parlementaire. De plus, la controverse autour de la demande de retrait du projet de budget 2027 alimente les incertitudes quant à la trajectoire budgétaire du pays. Un délai supplémentaire dans l’examen du budget pourrait retarder l’adoption finale du texte, affectant la mise en œuvre des politiques publiques et la prévisibilité fiscale pour les acteurs économiques.