Kelechi Anosike, candidat du Parti démocratique populaire (PDP) pour le poste de gouverneur de l'État d'Abia, a présenté un programme axé sur le « welfarisme ». Sa stratégie repose sur une revalorisation significative des revenus des travailleurs et une refonte profonde du système fiscal local pour soutenir les ménages les plus précaires.
Réintégration des effectifs et revalorisation salariale
Au cœur de la proposition d'Anosike figure la réintégration immédiate de 15 000 travailleurs licenciés par l'administration actuelle avant l'atteinte de l'âge ou de l'ancienneté requis pour la retraite. Le candidat s'engage également à fixer le salaire minimum dans l'État à 90 000 nairas, dépassant ainsi le seuil national de 70 000 nairas. Cette mesure vise, selon lui, à restaurer la dignité de la fonction publique, en garantissant notamment des véhicules de fonction aux directeurs et magistrats, tout en assurant le paiement intégral des pensions, gratifications et indemnités de promotion dans les 100 premiers jours de mandat.
Réforme de la fiscalité locale
Le candidat dénonce une pression fiscale excessive qui pèse sur les petits commerçants et les travailleurs informels. Il prévoit une révision complète du système de collecte des taxes, avec pour objectif affiché de « taxer les riches pour servir les pauvres ». Cette politique fiscale vise à alléger le quotidien des vendeurs de rue et des petits entrepreneurs, dont les charges actuelles sont jugées disproportionnées par rapport à leurs revenus réels.
Soutien à l'entrepreneuriat et sécurité alimentaire
Au-delà des mesures salariales, le programme d'Anosike intègre un volet économique axé sur l'autonomisation des jeunes et la sécurité alimentaire. Il propose la création d'une banque de microfinance dédiée aux commerçants, basée à Aba, ainsi que l'instauration de subventions à l'entrepreneuriat pour les diplômés ayant acquis des compétences techniques. Parallèlement, le projet « Operation Feed Abia » ambitionne de relancer la production agricole locale pour garantir l'accès à trois repas quotidiens pour les populations, en réponse à l'insécurité alimentaire actuelle.