La nomination d’Abdul’Aziz Abubakar Yari à la tête de la campagne présidentielle 2027 de l’APC, saluée par un poids lourd du parti, pourrait être le coup de maître stratégique qui garantira la réélection de Bola Ahmed Tinubu.
Un parcours politique taillé pour les défis nationaux
Ancien secrétaire national de l’APGA et figure influente du camp de Tinubu en 2023, Sani Abdullahi Shinkafi présente Abdul’Aziz Yari comme l’homme idéal pour orchestrer la victoire de l’APC en 2027. Son argumentaire repose sur trois piliers : une connaissance approfondie des rouages partisans, une expérience électorale éprouvée et un réseau relationnel couvrant l’ensemble du pays. Shinkafi souligne que Yari incarne la capacité à transformer le capital politique en résultats concrets, une qualité rare dans le paysage politique nigérian.
De la base au sommet : l’ascension d’un stratège
Le parcours de Yari, débuté dans les arcanes politiques de Zamfara, illustre une progression méthodique : président du parti ANPP local, trésorier national du même parti, puis député fédéral, gouverneur de Zamfara et enfin sénateur. Cette trajectoire, marquée par des alliances stratégiques et une maîtrise des dynamiques régionales, a fait de lui un architecte clé de la création de l’APC dans son État d’origine – une prouesse alors que le parti était encore dans l’opposition. Shinkafi y voit la preuve d’une vision à long terme et d’une adaptabilité rare.
Un atout clé : la maîtrise des leviers traditionnels et modernes
Au-delà des structures partisanes, Yari dispose d’un avantage décisif : une connaissance intime des institutions traditionnelles, des groupes de femmes et de jeunes, ainsi que des réseaux politiques transversaux. Selon Shinkafi, cette expertise permettrait de convertir les soutiens en mobilisation électorale efficace. L’ancien responsable de campagne insiste sur la nécessité pour les militants et les cadres de l’APC de soutenir sans réserve le travail de Yari, dont la discipline et la concentration seraient les garants d’une campagne victorieuse. Une promesse qui, si elle se concrétise, pourrait sceller un second mandat pour Tinubu et Kashim Shettima.