Lors de la séance consacrée à la Déclaration de politique générale du gouvernement, le député Abdou Mbow a ciblé le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, avec une série de remarques acerbes. L’échange a rapidement mobilisé les députés, notamment les membres de la coalition Kiiraay, et a relancé le débat autour d’une possible motion de censure contre le Premier ministre.
Un débat houleux au cœur de la DPG du gouvernement
La présentation de la politique générale, moment clé du calendrier législatif, a d’abord été marquée par les applaudissements de Me Oumar Youm, qui a salué le courage du Premier ministre. Cette prise de parole a été suivie d’une mise en perspective du gouvernement, ouvrant la porte à des critiques institutionnelles.
Les piques d’Abdou Mbow à l’encontre du président de l’Assemblée
Abdou Mbow, député de l’opposition, a profité de l’intervention pour interroger Ousmane Sonko sur sa gestion de l’hémicycle et sur la neutralité attendue du président de l’Assemblée. Ses remarques, perçues comme des piques, ont souligné des divergences de vues sur la conduite du débat parlementaire et sur la capacité du gouvernement à mettre en œuvre son programme.
Réactions des députés et rôle de la coalition Kiiraay
Les propos de Mbow ont suscité des réponses vives, surtout parmi les parlementaires affiliés à la coalition Kiiraay, dirigée par le président Bassirou Diomaye Faye. Certains ont défendu le président de l’Assemblée, arguant que les critiques étaient davantage politiques que procédurales, tandis que d’autres ont vu dans ces échanges une illustration des tensions croissantes entre le pouvoir exécutif et le législatif.
Enjeux d’une motion de censure potentielle
Au-delà du clash verbal, la séance a ravivé les discussions sur une éventuelle motion de censure à l’encontre du Premier ministre. Bien que la motion n’ait pas été formellement déposée, les débats ont rappelé que la majorité parlementaire doit encore consolider son soutien face à une opposition qui se montre de plus en plus déterminée à contester la ligne du gouvernement.