Lors d’une assemblée générale à Goudiry, Abdou Mbow, membre du secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (APR), a dénoncé une « agression organisée » contre le parti et a exhorté les militants à renforcer la présence du parti au niveau local.
Une assemblée à Goudiry marquée par des accusations de sabotage
Devant les adhérents réunis dans la ville du sud du Sénégal, Mbow a affirmé que le parti était la cible d’un « pouvoir incompétent » qui chercherait à le faire taire. Selon lui, cette hostilité se traduirait par des actions coordonnées destinées à affaiblir l’APR, notamment en incitant à la défection de ses responsables. L’orateur a qualifié Goudiry de « terre de loyauté, de dignité et de courage », insistant sur le fait que la ville ne céderait pas face à ces pressions extérieures.
Les défections récentes et le risque de désaffection du parti
Le discours de Mbow s’est appuyé sur les départs récents de plusieurs cadres de l’APR, qu’il a présentés comme le symptôme d’une stratégie visant à miner la cohésion interne. Il a rappelé que, malgré ces pertes, les militants de Goudiry avaient toujours soutenu le parti, notamment lors des scrutins électoraux. En soulignant la fidélité locale, le responsable a cherché à contrer le sentiment d’insécurité politique qui pourrait découler des défections et à rassurer les membres quant à la pérennité de l’APR dans la région.
Appel à la structuration et à la mobilisation des bases locales
Conscient que la résilience du parti dépend de son organisation de terrain, Mbow a appelé à une « structuration renforcée » de l’APR à l’échelle des quartiers et des sections. Il a indiqué qu’un parti sans structure ne pouvait prétendre à la légitimité politique et a invité chaque cellule locale à se mobiliser davantage. L’appel à l’unité s’est accompagné d’une mise en garde contre les provocations, invitant les membres à rester calmes et à ne pas répondre aux attaques perçues. Enfin, le responsable a placé le moment actuel dans une perspective plus large de « reconquête du pouvoir » par la famille politique de l’APR, soulignant que la réussite de ce projet dépendrait de la capacité du parti à se réorganiser et à maintenir la confiance de ses bases.