Le député Abdou Mbow a déclaré, lors d’une conférence de presse du groupe Takku Wallu Sénégal, que les véhicules habituellement attribués aux membres du bureau de l’Assemblée nationale avaient été retirés puis redistribués à d’anciens ministres du parti Pastef récemment écartés du gouvernement. Cette accusation relance le débat sur la transparence et la gestion des biens publics au sein du parlement sénégalais.
Reprise des véhicules du bureau parlementaire
Selon le parlementaire, chaque membre du bureau de l’Assemblée nationale bénéficie depuis longtemps de deux voitures de fonction, un dispositif considéré comme un usage normal des moyens institutionnels. Mbow affirme que, suite à la nouvelle configuration politique issue des dernières élections législatives, l’ensemble de ces véhicules a été récupéré sans que les titulaires d’origine en soient informés. Aucun chiffre précis n’est fourni, et aucun document officiel n’a été présenté pour étayer la revendication.
Redistribution aux anciens ministres de Pastef
Le député précise que les voitures récupérées ont ensuite été attribuées à des « ministres limogés » du parti Pastef, qui ont été « casés » à l’Assemblée nationale après leur sortie du gouvernement. Cette pratique, décrite comme une forme de « confiscation » des moyens de l’institution, viserait à garantir à ces anciens cadres exécutifs des conditions de déplacement comparables à celles des dirigeants parlementaires. Aucun nom de ministre ni de membre du bureau concerné n’est mentionné dans les propos de Mbow.
Implications politiques et critiques de l’opposition
L’allégation revêt un caractère politique fort, l’opposition l’utilisant pour dénoncer une possible instrumentalisation des ressources publiques au profit de la majorité Pastef. Le groupe Takku Wallu Sénégal, qui a soulevé la question, l’inscrit dans un contexte plus large de contestation du budget et de la gestion des biens de l’État. En l’absence de preuves documentées, la déclaration reste à vérifier, mais elle alimente les tensions entre le gouvernement et les forces parlementaires qui réclament davantage de transparence dans l’utilisation des actifs de l’Assemblée.