Le processus de désignation du candidat du parti All Progressives Congress (APC) pour l'État d'Ogun fait l'objet d'une contestation judiciaire portée par Abayomi Hunye. Ce dernier, aspirant à la gouvernance, dénonce des irrégularités majeures lors des primaires et appelle à une réforme interne pour préserver l'unité du parti en vue des échéances électorales de 2027.
Des irrégularités pointées lors du scrutin
Abayomi Hunye conteste formellement les résultats qui ont conduit à la désignation du sénateur Solomon Yayi. Le plaignant affirme avoir obtenu un score nul lors du vote, une situation qu'il juge impossible compte tenu de sa participation active et de la présence de ses soutiens sur le terrain. Ayant déboursé 50 millions de nairas pour acquérir ses formulaires de candidature et ayant été officiellement validé lors de l'étape du filtrage, il estime que le décompte des voix ne reflète pas la réalité du scrutin.
Le consensus remis en cause
Au-delà du décompte des voix, c'est la méthode de sélection par consensus qui est au cœur du litige. M. Hunye soutient que les aspirants n'ont pas été consultés de manière transparente avant que le choix du candidat ne soit arrêté. Selon lui, l'absence de concertation formelle et écrite entre les différents prétendants constitue une rupture avec les pratiques démocratiques attendues au sein d'une formation politique majeure.
La voie judiciaire comme recours
Rejetant les accusations selon lesquelles il chercherait à déstabiliser l'APC, Abayomi Hunye précise que sa démarche vise exclusivement à obtenir réparation pour ce qu'il considère comme une injustice. Il a confirmé avoir saisi les tribunaux pour trancher le litige et s'est engagé à respecter la décision de justice, quelle qu'elle soit. Il avertit toutefois que l'absence de résolution équitable de ces griefs internes pourrait fragiliser la cohésion du parti à l'approche des élections de 2027, exhortant les instances dirigeantes à prendre la mesure de la situation.