À Ziguinchor, la société civile se mobilise pour exiger la réhabilitation urgente du pont Émile Badiane

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
À Ziguinchor, la société civile se mobilise pour exiger la réhabilitation urgente du pont Émile Badiane

Face à la dégradation préoccupante du pont Émile Badiane, le collectif citoyen « L’Heure est grave » pour la Casamance a initié une mobilisation citoyenne prévue pour le 26 septembre 2026. Cette marche pacifique vise à interpeller les autorités sur les lenteurs administratives et techniques qui retardent la remise en état de cet ouvrage stratégique pour l'économie régionale.

Un enjeu de sécurité publique majeur

La mobilisation fait suite à une série d'incidents graves ayant marqué l'opinion publique locale. Le 26 mai 2026, la chute d'un minibus dans le fleuve Casamance, ayant entraîné un décès et une disparition, a agi comme un catalyseur pour les revendications citoyennes. Au-delà de ce drame, les usagers et les acteurs de la société civile, à l'instar du coordonnateur de Vision Citoyenne Madiadiop Sané, alertent régulièrement sur la fragilité structurelle de l'ouvrage, citant notamment des vibrations inquiétantes lors du passage de véhicules lourds.

Une démarche citoyenne structurée

Les organisateurs, menés par El Hadji Mamadou Kamara, Landing Sané et Moustapha Massere Sané, ont officiellement notifié le préfet de Ziguinchor, Latyr Ndiaye, de leur intention de manifester. Le cortège, qui devrait réunir environ 300 participants, suivra un itinéraire précis partant du rond-point Aline Sitoé Diatta pour s'achever devant la préfecture. Le collectif a pris soin d'organiser son propre service d'ordre, tout en sollicitant l'appui des autorités pour garantir la sécurité du parcours entre 15 h 30 et 18 h 30.

L'urgence d'une réponse durable

Le pont Émile Badiane constitue un maillon essentiel des échanges économiques en Casamance. Pour le collectif, les réparations ponctuelles effectuées jusqu'ici sont jugées insuffisantes face à l'ampleur des risques encourus par les populations. La marche du 26 septembre se veut donc un appel direct à l'État pour qu'il engage des travaux de réhabilitation pérennes. La capacité des autorités à répondre à cette exigence de sécurité publique sera un point à suivre, alors que la pression citoyenne s'intensifie pour obtenir des garanties concrètes sur la viabilité de cette infrastructure vitale.

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