Des représentants des communautés riveraines de la mine de Tarkwa ont officiellement sollicité le ministère des Terres et des Ressources naturelles pour obtenir le renouvellement anticipé des cinq concessions minières exploitées par Gold Fields Ghana Limited. À l'approche de l'échéance d'avril 2027, les pétitionnaires appellent à une décision rapide pour garantir la stabilité économique de la région et préserver les emplois directs et indirects.
Un enjeu de stabilité pour l'économie locale
La demande de renouvellement, déposée par Gold Fields en novembre 2025, est au cœur d'une vive attente locale. Les signataires de la pétition, incluant des élus locaux, des commerçants et des leaders de jeunesse, soulignent que l'incertitude entourant l'avenir du site menace directement les investissements et l'activité économique. Avec 568 employés directs et plus de 5 000 sous-traitants recensés en 2024, dont 71 % issus des communautés hôtes, la mine constitue un pilier majeur de l'emploi dans la zone de Tarkwa.
Bilan social et environnemental au cœur du plaidoyer
Au-delà de l'aspect purement industriel, les résidents mettent en avant l'impact de la Fondation Gold Fields, qui a investi plus de 110 millions de dollars US d'ici 2025 dans des infrastructures de santé, d'éducation et d'assainissement. Les pétitionnaires citent également des efforts de réhabilitation des sites miniers et de restauration des habitats naturels comme arguments en faveur du maintien de l'opérateur actuel. Ils insistent toutefois sur le fait que ces investissements ne doivent pas occulter le respect des normes environnementales, demandant au gouvernement d'intégrer ces critères dans l'évaluation du dossier.
Divergences sur la souveraineté minière
Le dossier s'inscrit dans un débat national plus large sur la gestion des ressources. Si une partie du Conseil divisionnaire d'Apinto s'est prononcée en juillet 2026 contre le renouvellement, privilégiant une reprise par des acteurs ghanéens, les pétitionnaires rejettent cette opposition binaire. Ils estiment que le renouvellement des baux peut servir de levier au gouvernement pour exiger des engagements plus fermes en matière de contenu local, de transfert de compétences et de développement des entreprises ghanéennes.
La décision finale entre les mains de l'État
En invoquant la loi sur les mines et les minéraux de 2006 (Act 703), les représentants des communautés demandent aux autorités de finaliser les évaluations techniques, commerciales et environnementales avant 2027. Le gouvernement se retrouve désormais face à la nécessité de concilier les impératifs de souveraineté nationale, les attentes des populations locales en matière de développement et la pérennité d'une exploitation industrielle stratégique pour le pays.