Le paysage politique de l'État de Taraba, au Nigeria, connaît un basculement significatif à l'approche des échéances de 2027. Des membres influents de la communauté Itchen, historiquement proches du sénateur Emmanuel Bwacha, ont officiellement annoncé leur soutien à la réélection du gouverneur actuel, Agbu Kefas, ainsi qu'à celle du président Bola Tinubu.
Un bilan sécuritaire au cœur du ralliement
Le mouvement Itchen APC Progressive Movement a justifié ce choix par les résultats tangibles de l'administration Kefas, particulièrement dans le domaine de la sécurité. Selon Elder Assemboh Shamaki, porte-parole du groupe, les mesures prises par le gouverneur pour endiguer le banditisme ont permis de restaurer une paix durable dans les zones rurales autrefois vulnérables. Ce soutien marque une rupture avec les lignes partisanes traditionnelles, les membres du groupe affirmant vouloir privilégier la continuité d'une gouvernance qu'ils jugent visionnaire et protectrice des populations.
La fin des spéculations sur l'unité régionale
Cette prise de position a été accueillie favorablement par le directeur général de l'organisation de campagne pour la réélection de Kefas, l'honorable Danladi Baido Tijo. Ce dernier a souligné que cet appui met fin aux rumeurs persistantes faisant état d'une marginalisation de la communauté Itchen au sein de l'exécutif actuel. Pour l'état-major du gouverneur, ce ralliement est perçu comme une preuve de l'inclusivité de la politique menée par l'administration en place.
La dynamique électorale dans l'État de Taraba
Au-delà de l'aspect symbolique, les partisans du gouverneur Kefas s'appuient sur une lecture historique du paysage politique local. Depuis 1999, chaque gouverneur élu dans l'État de Taraba a systématiquement obtenu un second mandat, une tendance que l'équipe de campagne entend bien confirmer en 2027. L'honorable Danladi Baido Tijo a d'ailleurs appelé les autres blocs politiques de l'État à suivre cette dynamique, arguant que la stabilité politique est le moteur indispensable au développement des infrastructures publiques et à la pérennisation des acquis sécuritaires obtenus ces dernières années.