Les parents d'élèves de l'école primaire Khulanolwazi, située à Braamfischer dans le township de Soweto, ont décidé de fermer l'établissement pour protester contre la dégradation avancée des infrastructures. Cette mobilisation vise à interpeller le ministère de l'Éducation de la province du Gauteng face à ce qu'ils considèrent comme une mise en danger permanente de la sécurité et de la santé des enfants.
Des conditions d'apprentissage précaires
Depuis la création de cette zone résidentielle, l'école fonctionne exclusivement au sein de structures temporaires en conteneurs. Ce qui devait être une solution transitoire s'est pérennisé au fil des années, au grand dam des familles qui dénoncent des conditions d'accueil déplorables. Les parents soulignent notamment l'état insalubre des sanitaires, qu'ils estiment être à l'origine de risques d'infections pour les élèves, ainsi que l'absence totale d'infrastructures sportives adaptées au développement des enfants.
Le sentiment d'un abandon institutionnel
La colère des parents est exacerbée par un sentiment de mépris de la part des autorités provinciales. Selon les témoignages recueillis, le département de l'Éducation du Gauteng aurait été alerté à plusieurs reprises, sans qu'aucune action concrète ne soit entreprise. Un parent, Tshepo Matshele, a notamment déploré le manque de suivi du responsable provincial, affirmant que les promesses d'inspection et de dialogue sont restées lettre morte, malgré des engagements verbaux antérieurs.
Revendications pour une infrastructure pérenne
Le cœur de la contestation repose sur une exigence de dignité : le remplacement immédiat des conteneurs par des bâtiments en dur. Les familles remettent également en question la gestion des priorités budgétaires du ministère. Ils pointent du doigt le déclassement de leur établissement dans la liste des priorités de construction, alors que d'autres écoles, comme celle de Lufhereng, ont bénéficié de nouvelles infrastructures. Pour les parents de Braamfischer, la patience a atteint ses limites et la construction d'une école aux normes est désormais une condition non négociable pour la reprise des cours.