La section communale du PASTEF à Somone s'oppose à la décision du conservateur de l'Aire marine protégée (AMP) d'interdire une initiative citoyenne de préservation de la lagune. Ce différend soulève la question de la frontière entre l'engagement politique et l'action civique en faveur de l'intérêt général.
Une collaboration initialement validée
Le 25 août dernier, la section locale du parti PASTEF avait entamé des démarches auprès de l'AMP pour organiser une journée de reboisement de la mangrove. Après des échanges avec le conservateur, le projet avait été réorienté vers une opération de nettoyage de la Pointe des Tortues. Le parti affirme avoir accepté cette modification, validant ainsi une forme de coopération avec les autorités gestionnaires du site naturel.
Le motif de l'apolitisme invoqué
À la veille de l'événement, le conservateur a finalement notifié une interdiction formelle à l'organisation politique. La décision repose sur le principe selon lequel toute intervention au sein de l'Aire marine protégée doit impérativement demeurer apolitique. Cette restriction vise à prévenir toute instrumentalisation de l'espace naturel, bien que les modalités d'application de cette neutralité soient ici au cœur de la discorde.
La distinction entre engagement citoyen et action partisane
Face à ce refus, la section communale du PASTEF conteste la confusion faite entre l'action politique et l'engagement citoyen. Pour le parti, la sensibilisation aux enjeux environnementaux et la promotion du civisme constituent des missions d'intérêt général qui dépassent les clivages partisans. Le communiqué insiste sur le fait que la lagune représente un patrimoine commun à l'ensemble des Sénégalais, et non une propriété politique.
Vers une recherche de dialogue
Malgré cette interdiction, le PASTEF de Somone réaffirme son attachement à la protection de l'écosystème local. Le parti exprime sa volonté de maintenir un dialogue avec le conservateur de l'AMP. L'objectif affiché est de parvenir à un consensus permettant la réalisation d'activités citoyennes futures, tout en garantissant le respect des règles de gestion en vigueur au sein de l'espace protégé.