La région de San fait face à une shortage critique de pluies qui compromet l'avenir de sa campagne agricole hivernale. Le directeur régional de l'Agriculture a lancé l'alerte : sans intervention rapide pour approvisionner les plaines cultivables, les populations locales risquent de glisser vers une crise alimentaire aux conséquences potentiellement graves.
Une pluviométrie très en dessous de la normale
Les précipitations enregistrées ces dernières semaines dans la région de San demeurent largement insuffisantes pour permettre le bon déroulement de la campagne hivernale. L'agriculture de cette zone du centre du Mali repose traditionnellement sur les pluies de cette période pour irriguer les plaines utilisées par des milliers de ménages pour leur subsistance. Le déficit hydrique actuel menace directement les semis et la croissance des cultures.
L'alerte du directeur régional de l'Agriculture
Justin Diallo, directeur régional de l'Agriculture, a solennellement tiré la sonnette d'alarme lors d'un atelier dédié à la révision du plan d'action contre les inondations pour 2026. L'occasion pour ce responsable de souligner l'urgence d'agir : si des mesures correctives ne sont pas mises en œuvre rapidement pour acheminer de l'eau vers les espaces agricoles, les récoltes seront compromises et la population devra affronter une crise alimentaire.
Un contexte marqué par la vulnérabilité climatique
Cet atelier, financé par l'UNICEF, s'inscrit dans une réflexion plus large sur la gestion des risques climatiques au Mali. Les pluies insuffisantes de cette année s'ajoutent à des préoccupations plus générales sur la disponibilité des ressources en eau pour l'agriculture. Les acteurs locaux cherchent désormais à concilier la préparation aux inondations avec les besoins immédiats en irrigation des cultures.
Les enjeux pour les ménages ruraux
Pour les familles de la région de San, dont beaucoup tirent l'essentiel de leurs revenus et de leur alimentation de l'agriculture pluviale, cette situation représente un défi majeur. La dépendance au calendrier des pluies rend ces communautés particulièrement vulnérables aux irrégularités climatiques. Les autorités devront choisir entre des solutions d'urgence pour cette campagne et des investissements structurels pour renforcer la résilience agricole de la région.