Dans une démarche de participation citoyenne, les résidents de l'arrondissement n°4 de Ouagadougou ont entrepris, ce dimanche 6 septembre 2026, des travaux de réhabilitation sur un tronçon critique de la route nationale n°22. Cette action collective vise à améliorer la praticabilité de cet axe stratégique reliant deux centres hospitaliers majeurs de la capitale burkinabè.
Une mobilisation citoyenne pour désenclaver l'accès aux soins
Le tronçon concerné, situé entre le rond-point de l'hôpital Schiphra et l'échangeur du Nord, à proximité de Tampouy, présentait un état de dégradation avancé entravant la circulation. Pour pallier ces difficultés, les habitants se sont organisés avec des outils rudimentaires — pelles, pioches et brouettes — afin de procéder à un réaménagement manuel des voies. Salomon Kambou, président de la délégation spéciale de l'arrondissement, a souligné l'importance vitale de cette artère, qui facilite le transfert des patients entre l'hôpital Schiphra et l'hôpital Paul VI.
L'Initiative présidentielle pour le développement communautaire
Cette intervention s'inscrit dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour le développement communautaire, un programme national qui encourage les populations à s'impliquer directement dans la réalisation d'ouvrages d'intérêt général. Pour les participants, comme Jean-Louis Zongo, cette mobilisation répond à un appel à l'unité nationale pour la construction du pays, transformant l'entretien de la voirie en un devoir civique partagé par les hommes, les femmes et les enfants du quartier.
Une solution palliative en attendant des travaux pérennes
Si les autorités locales et les techniciens saluent cet élan de solidarité, ils rappellent toutefois le caractère temporaire de ces aménagements. Issouf Zoungrana, directeur de l'entretien des infrastructures routières, a qualifié l'opération de « solution palliative ». Selon lui, bien que ces travaux améliorent significativement le confort immédiat des usagers et soulagent les souffrances quotidiennes liées à l'état de la route, ils ne se substituent pas à un traitement définitif de la chaussée. L'enjeu reste donc, pour les services compétents, de planifier une réhabilitation structurelle de cet axe névralgique à moyen terme.