À Nioro, une fillette de 8 ans meurt écrasée par un « Cheikhou Chérifou » : l’impunité des conducteurs met en lumière les dangers des transports publics

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
À Nioro, une fillette de 8 ans meurt écrasée par un « Cheikhou Chérifou » : l’impunité des conducteurs met en lumière les dangers des transports publics

Un véhicule de transport public a écrasé une fillette de 8 ans à Nioro, au Sénégal, le 23 août. L’accident, imputé à la vitesse excessive et à l’imprudence du chauffeur, relance le débat sur la sécurité routière et l’impunité des conducteurs dans le pays.

Un drame évitable sur un axe routier meurtrier

Vers 11h30, le 23 août, une fillette de 8 ans, identifiée par ses initiales F. M. Mbessane, traversait la chaussée à Keur Ndery Ndiaye, dans la commune de Darou Salam (département de Nioro), lorsqu’elle a été percutée par un « Cheikhou Chérifou ». Ce véhicule de transport public, conduit par Abdou Djiguel, 50 ans, roulait à vive allure sur l’axe Kaolack-Nioro. Sous le choc, la victime a été traînée sur près de 150 mètres avant que le véhicule ne s’arrête.

Une enquête qui pointe la responsabilité du chauffeur

D’après les gendarmes de Nioro, l’accident est dû à un « défaut de maîtrise », au « non-respect des règles de conduite » et à l’« imprudence » du conducteur. Ce dernier, domicilié à Bargny, a été interpellé dans le cadre de l’enquête. Le véhicule appartenait à une certaine A. Niang, mais les autorités n’ont pas précisé si elle était impliquée dans la gestion du véhicule ou son entretien.

Des routes sénégalaises toujours plus dangereuses pour les piétons

Cet accident survient dans un contexte où les transports publics, souvent surchargés et mal entretenus, sont régulièrement pointés du doigt pour leur dangerosité. Les « Cheikhou Chérifou », ces minibus emblématiques du Sénégal, sont souvent associés à des excès de vitesse et à des conditions de conduite hasardeuses. Pourtant, les sanctions contre les chauffeurs imprudents restent rares, alimentant un sentiment d’impunité. Les associations de défense des usagers réclament depuis des années des mesures strictes pour encadrer ces véhicules et protéger les populations vulnérables, notamment les enfants.

Que faire face à l’inaction des autorités ?

Si l’interpellation du chauffeur marque une étape dans l’enquête, elle ne suffit pas à apaiser les craintes des familles et des riverains. Les familles des victimes d’accidents routiers au Sénégal dénoncent souvent la lenteur des procédures judiciaires et l’absence de réparations. Dans ce cas précis, aucune information n’a été communiquée sur d’éventuelles poursuites contre le propriétaire du véhicule ou sur des mesures préventives pour éviter de nouveaux drames. La question reste entière : les autorités sénégalaises prendront-elles enfin des mesures concrètes pour sécuriser les routes et sanctionner les conducteurs dangereux ?

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