À Ndiaganiao, l'administration annule une manifestation du parti Pastef pour des motifs de sécurité publique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
À Ndiaganiao, l'administration annule une manifestation du parti Pastef pour des motifs de sécurité publique

L'administration territoriale de Ndiaganiao a fait volte-face en interdisant une manifestation du parti Pastef Les Patriotes, initialement autorisée pour le lancement de la vente des cartes de membres. Cette décision, actée par un arrêté préfectoral, soulève des questions sur la gestion des libertés de réunion dans le département de Mbour.

Une autorisation révoquée en vingt-quatre heures

Le 27 août 2026, le sous-préfet de Fissel, Mouhamed Malick Ngom, avait officiellement validé la tenue d'un rassemblement public prévu le 5 septembre à Ndiaganiao. Cette autorisation, encadrée par l'arrêté n° 86/AF/SP/as, imposait aux organisateurs, Ndiouma Sène, Cheikh Tine et Omar Diouf, une collaboration étroite avec la gendarmerie locale. Pourtant, dès le lendemain, une nouvelle décision administrative, l'arrêté n° 87/AF/SP/as, est venue annuler purement et simplement l'événement, renversant la position initiale de l'autorité préfectorale.

Les motifs sécuritaires invoqués par l'autorité

Pour justifier cette interdiction soudaine, l'administration a mis en avant deux arguments principaux : la crainte de troubles à l'ordre public et une insuffisance d'effectifs au sein des forces de l'ordre pour garantir la sécurité de la manifestation. La mise en application de cette mesure a été confiée au commandant de la Brigade de proximité de gendarmerie de Ndiaganiao, sous la supervision du préfet du département de Mbour. Ce revirement intervient alors même qu'une enquête administrative, matérialisée par un rapport daté du 19 août, avait été menée suite à la demande initiale déposée par les organisateurs le 10 août.

Un précédent dans le département de Tivaouane

Cette situation à Ndiaganiao s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des activités de terrain du parti Pastef. Un cas similaire avait été observé à Tivaouane le 18 juillet 2026, où le préfet avait également interdit un rassemblement prévu le lendemain. Dans ce précédent, la décision avait été prise après des échanges préalables entre les autorités préfectorales et les responsables locaux du parti. La répétition de ces interdictions administratives, justifiées par des impératifs de maintien de l'ordre, constitue un point de vigilance sur l'exercice des libertés politiques et la gestion des espaces publics au Sénégal.

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