À Mayotte, les Mahorais attendent des actes un an et demi après le cyclone Chido

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
À Mayotte, les Mahorais attendent des actes un an et demi après le cyclone Chido
Photo par Franklin Peña Gutierrez sur Pexels

Un an et demi après le passage du cyclone Chido, qui a fait une quarantaine de morts, Mayotte reste en proie à une crise humanitaire persistante. Les habitants, exaspérés par l’inaction des autorités, attendent des réponses concrètes lors de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu, prévue ce mercredi et jeudi.

Des dégâts visibles et une reconstruction au point mort

Les stigmates du cyclone Chido sont encore omniprésents sur l’archipel. Réseaux d’eau potable défaillants, coupures d’électricité récurrentes et bâtiments publics toujours sous bâches : les infrastructures n’ont pas été restaurées. Selon Salim Nahouda, vice-président du collectif des citoyens de Mayotte, « rien n’a été fait après le passage de Chido ». Seuls les habitants capables de reconstruire eux-mêmes leurs logements ont pu avancer, tandis que les établissements publics, comme les écoles ou les centres de santé, restent à l’abandon. Le Premier ministre a lui-même reconnu que la reconstruction « prend trop de temps », une lenteur qui alimente la colère des Mahorais.

L’immigration massive, nouvelle source de tensions

Au-delà des dégâts matériels, les Mahorais expriment une inquiétude croissante face à l’afflux de migrants en provenance de zones de conflit. Salim Nahouda évoque des camps construits sur l’île, où arrivent des personnes dont on ignore tout : « On ne sait même pas avec quelles armes ils peuvent entrer. Si n’importe quoi peut entrer à Mayotte, cela pose un risque sécuritaire majeur. » Cette situation, couplée à l’absence de réponses gouvernementales, renforce un sentiment d’abandon parmi la population locale.

Une grève générale pour forcer l’action

Face à l’inaction perçue, les syndicats de Mayotte ont appelé à une grève massive dès ce mercredi, coïncidant avec l’arrivée du Premier ministre. Cette mobilisation vise à attirer l’attention sur l’urgence de la situation et à exiger des mesures immédiates. Les Mahorais, épuisés par des mois d’attente, espèrent que cette visite marquera un tournant dans la gestion de la crise, tant sur le plan de la reconstruction que de la sécurité.

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