À Madagascar, les conditions de détention du colonel Patrick Rakotomamonjy suscitent une vive controverse

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
À Madagascar, les conditions de détention du colonel Patrick Rakotomamonjy suscitent une vive controverse

La détention du colonel Patrick Rakotomamonjy, figure connue de la contestation politique à Madagascar, fait l'objet d'accusations graves de la part de son épouse. Alors que l'officier est incarcéré depuis avril 2026 dans la prison de haute sécurité de Tsiafahy, le débat se cristallise désormais sur ses conditions de vie en détention et l'accès aux soins.

Des accusations de mauvais traitements

Le docteur Minohasina, épouse du colonel, a publiquement dénoncé ce qu'elle qualifie de « torture » visant, selon elle, à éliminer son mari. Privée de visite depuis le 23 août, elle exprime une vive inquiétude concernant l'état de santé de l'officier. Elle exige aujourd'hui son transfert vers un hôpital militaire, affirmant que sa vie est en péril au sein de l'établissement pénitentiaire.

La réponse des autorités judiciaires

De son côté, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, rejette fermement ces allégations. Elle précise que les restrictions de visite imposées au détenu ne relèvent pas d'une décision politique, mais sont la conséquence directe de nouvelles poursuites judiciaires. Le colonel Rakotomamonjy est en effet soupçonné d'avoir orchestré une tentative d'évasion et un projet d'incendie de la prison, après l'introduction clandestine d'un téléphone portable dans sa cellule. Une enquête est actuellement en cours pour faire la lumière sur ces faits.

Un contexte politique sous tension

Le colonel Patrick Rakotomamonjy demeure en détention préventive dans le cadre d'une affaire plus large, où il est accusé de tentative d'assassinat contre le président du mouvement Refondation et de projet de coup d'État. Ancien directeur du « Bureau des doléances » auprès de la présidence entre fin 2025 et début 2026, l'officier avait été arrêté quelques semaines après avoir rendu publiques des accusations de corruption visant le régime de transition. Ce dossier, qui mêle enjeux de sécurité nationale et contestation politique, reste un point de vigilance majeur pour l'observation de l'État de droit dans le pays.

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