Lors de l'Assemblée générale des Nations unies, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la volonté de Moscou de poursuivre ses objectifs militaires en Ukraine, quelles que soient les circonstances. Ce discours, marqué par une vive critique envers l'Europe, intervient dans un contexte de tensions diplomatiques accrues et de tentatives de médiation internationale.
La fermeté russe face à la communauté internationale
Sergueï Lavrov a martelé que l'opération militaire spéciale se poursuivrait jusqu'à l'élimination de ce qu'il qualifie de menace pour la sécurité russe. Selon le ministre, la réalisation de ces objectifs est une priorité absolue, indépendamment des pressions extérieures. Par ailleurs, il a accusé les puissances européennes de faire obstacle aux initiatives de paix, affirmant que l'Europe contrecarrerait activement les discussions envisagées par l'administration Trump.
Tensions persistantes entre Berlin et Moscou
En marge de l'Assemblée, une rencontre inédite a eu lieu entre Sergueï Lavrov et son homologue allemand, Johann Wadephul, la première depuis le début de l'invasion. Les échanges ont été marqués par une hostilité marquée, Berlin dénonçant des actes de sabotage, notamment une attaque par drone sur l'aéroport de Leipzig, et réaffirmant son soutien indéfectible à Kiev. L'Allemagne a insisté sur le fait que le retrait des troupes russes et un cessez-le-feu durable demeurent les seules voies viables pour résoudre le conflit, tout en soulignant l'épuisement des ressources humaines et économiques russes.
Positions russes sur la gouvernance mondiale et le détroit d'Ormuz
Le discours de Sergueï Lavrov a également abordé la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU. Moscou s'oppose fermement à l'octroi de sièges supplémentaires à l'Allemagne et au Japon, qualifiant ces nations de pays engagés sur la voie du militarisme. Sur le plan géopolitique global, le ministre a exprimé la disponibilité de la Russie à contribuer à la stabilisation du détroit d'Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial, alors que les tensions entre Téhéran et Washington s'intensifient autour de la réouverture de ce passage maritime.