À l'ONU, le président malgache Michaël Randrianirina prône une diplomatie de souveraineté et de non-alignement

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
À l'ONU, le président malgache Michaël Randrianirina prône une diplomatie de souveraineté et de non-alignement

Pour sa première intervention à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le président malgache Michaël Randrianirina a présenté les axes de sa « Refondation ». Entre plaidoyer pour une réforme profonde des institutions internationales et affirmation d'une diplomatie non alignée, le chef de l'État a cherché à ancrer Madagascar dans une nouvelle dynamique de souveraineté.

Une vision axée sur la souveraineté et le non-alignement

Le discours du président malgache, prononcé en grande partie en langue nationale, a posé les jalons d'une diplomatie ouverte, refusant les blocs exclusifs. Michaël Randrianirina a insisté sur le respect de la souveraineté nationale comme socle des relations internationales. Soulignant la position stratégique de Madagascar dans le sud-ouest de l'océan Indien, il a appelé à renforcer la sécurité maritime dans le canal du Mozambique, tout en réclamant un rééquilibrage du pouvoir décisionnel au sein de l'ONU, notamment par l'intégration de l'Afrique comme membre permanent du Conseil de sécurité.

Réformer l'architecture financière et institutionnelle

Au-delà des enjeux géopolitiques, le président a plaidé pour une refonte de l'architecture financière mondiale. Il a dénoncé les lourdeurs des procédures d'accès aux financements internationaux et a appelé à des mécanismes plus efficaces de restructuration des dettes publiques. Pour Madagascar, cette exigence de résultats concrets est indissociable de la lutte contre la vulnérabilité climatique et alimentaire, des priorités que le gouvernement de la Refondation entend lier à une meilleure adéquation entre la formation de la jeunesse et les besoins réels du marché du travail.

Le silence sur le dossier des Îles Éparses

Malgré l'insistance du discours sur le droit international et la souveraineté, une absence notable a marqué cette intervention : celle des Îles Éparses. Alors que le différend territorial opposant Madagascar à la France sur ces îles figure à l'ordre du jour de cette 81e session de l'Assemblée générale, le président n'a fait aucune mention explicite du dossier. Ce silence, dans une allocution qui soulignait pourtant l'importance stratégique de la zone maritime malgache, laisse ouverte la question de la stratégie diplomatique que compte adopter le gouvernement sur ce point précis, sans pour autant signaler un changement de position officielle de l'État.

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